Hier l’ultimatum fixé par l’Union Européenne à la junte au pouvoir en Mauritanie a expiré. Elle n’a pas obtenu ce qu’elle demandait, mais elle reste au stade des menaces pour les sanctions. Les militaires restent, eux, imperturbables, ils réclament la poursuite des discussions.
Des discussions qui durent déjà depuis 3 mois et demi, et s’apparentent de plus en plus à un dialogue de sourds. L’Union Européenne espérait, à l’issue de son ultimatum, des avancées vers un retour à l’ordre constitutionnel. Principale exigence de la communauté internationale, libération inconditionnelle du président déchu, or Sidi Ould Cheikh Abdallahi a bien été transféré dans son village natal, où il peut s’exprimer et recevoir toutes les visites qu’il souhaite, mais il est toujours assigné à résidence. Lire la suite »