Réunion ministérielle arabe sur la Syrie et les jihadistes de l’EI à Ryad

L’Arabie saoudite accueillera dimanche une réunion de plusieurs ministres arabes des Affaires étrangères sur le conflit en Syrie et la progression des jihadistes de l’Etat islamique (EI), a annoncé samedi un communiqué égyptien.
Outre l’Arabie saoudite et l’Egypte, la Jordanie, le Qatar et les Emirats arabes unis participeront à cette réunion, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Celle-ci doit examiner la dégradation de la situation dans la région du Levant et la présence croissante en Irak et en Syrie de courants extrémistes, notamment l’Etat islamique, ce qui nécessite plus que jamais la recherche d’une solution politique à la crise en Syrie, a dit le ministère.
Le porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères, Oussama Nougali, a confirmé à l’AFP qu’une réunion rassemblant plusieurs Etats arabes sur des questions relatives au monde arabe se tiendrait dimanche, sans donner plus de détails.
Le bilan de la guerre civile qui fait rage depuis plus de trois ans en Syrie, a doublé en un an pour dépasser le seuil de 190.000 morts, selon l’ONU.
L’Etat islamique (EI), un groupe extrémiste sunnite, né en 2006 en Irak sous un autre nom et réapparu avec toute sa force en 2013 en pleine guerre en Syrie voisine, s’est taillé une réputation d’organisation sanguinaire responsable d’exactions, de viols et de persécutions.
Le 9 juin, il a lancé une offensive fulgurante au nord, à l’ouest et à l’est de Bagdad s’emparant de larges pans de territoire face à une armée en déroute dans un pays miné par des années de violences et de divisions, et poussant à la fuite des centaines de milliers de personnes.
Face à cette avancée, les Etats-Unis ont lancé une campagne de raids aériens pour aider les forces kurdes et irakiennes à déloger ces jihadistes des positions qu’ils contrôlent.
L’EI a révulsé le monde en diffusant mardi une vidéo le montrant décapiter le journaliste James Foley. Malgré sa menace de tuer un second otage américain, le journaliste Steven Sotloff, si les frappes américaines continuaient en Irak, celles-ci n’ont pas cessé.
© AFP

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