Mustapha Kasri est décédé à l’age de 86 ans

Feu Mustapha El Kasri, homme de lettres décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 86 ans, a été inhumé jeudi au cimetière Chouhada, à Rabat.

Mustapha Kasri

Mustapha Kasri

Après les prières d’Al-Asr et du mort à la Mosquée Chouhada, à Rabat, la dépouille du défunt a été inhumée en présence notamment de personnalités du monde des médias, de la culture et des arts. Né le 1er janvier 1923 à Casablanca où il a fait ses études primaires et secondaires, Mustapha Kasri a débuté en 1944, comme enseignant à l’école Prince Moulay Al-Hassan à Casablanca. En 1951, il collabora avec le journal “Arra’y Al-Aam”. Lors des événements de Casablanca en 1952 et de la campagne de répression contre les nationalistes, le défunt avait été arrêté et emprisonné par les autorités du protectorat à plusieurs reprises, notamment le 20 août 1953, le jour de déportation du regretté Souverain feu S.M. Mohammed V, et sera transféré dans le sud marocain en 1955 où il a été placé en résidence surveillée.

Après l’indépendance, il est chargé de mission auprès du ministre du travail et des affaires sociales. Il dirigea peu après le journal “Arra’y Al-Aam” et assumera aussi la rédaction en chef du journal “Démocratie”. En 1962, il est nommé directeur de l’Ecole nationale des postes et télécommunications.En 1966, il est nommé secrétaire général du Comité consultatif maghrébin, dont le siège était à Tunis.
En 1973, il sera chargé de mission auprès du Premier ministre. En 1974, il est nommé ministre plénipotentiaire près de l’ambassade du Maroc à Washington.Le 1er novembre 1977, il est nommé secrétaire général du ministère de l’Information, poste qu’il va assurer jusqu’en 1981, avant d’être nommé attaché de mission au cabinet royal, avec le grade de secrétaire général des administrations publiques.
Il a exercé, parallèlement, les fonctions de directeur de cabinet du directeur général de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (1982-1986).

Il est l’auteur de textes littéraires et d’essais comme critique d’art ainsi que de traductions, en langue arabe ou française, de plusieurs œuvres d’hommes de lettres de renom.Il est le premier traducteur arabe de l’œuvre d’Antoine de Saint Exupéry “Le Petit Prince” et “Les fleurs du mal” de Charles Baudelaire. Il a également traduit en langue arabe “Les Caractères” de La Bruyère, “Les maximes” de François de la Rochefoucauld, des poèmes de Saint John Perse, de Mallarmé, Paul Valéry, Victor Hugo, de l’Espagnol F. Garcia Lorca, de l’Indien Rabindranah Tagore et en langue française des poèmes de Nizar Kabbani. Il est aussi l’auteur d’une monographie en langue arabe sur la rose “Kitab Al Ward” et de monographies notamment sur le peintre Belkahia. Fin érudit, il a co-réalisé, avec Brigitte Fournaud, une encyclopédie “Connaissance du Maroc” (12 volumes –
Ed. Okad), dirigé deux volumes de la “Grande Encyclopédie du Maroc” et collaboré dans 7 volumes du “Mémorial du Maroc” de feu Larbi Essakalli.

Par MAP

13 février 2009

Laisser un avis ou un commentaire

Partager cet article MaghrebInfo

S'inscrire à la newsletter MaghrebInfo

Abonnez-vous à MaghrebInfo et recevez dans votre boite les dernières mises à jour du site, Entrer votre Email:

Ne pas oublier de confirmer votre inscription en cliquant sur le lien reçu par email