Mission de Jean-Pierre Raffarin en Algérie

Une visite très attendue en Algérie de l’ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin il a été mandaté par le président Nicolas Sarkozy afin d’améliorer les relations économiques entre les deux pays. Jean-Pierre Raffarin a donné à ce propos une longue interview au quotidien algérien Liberté.
Jean-Pierre Raffarin gagne avec cette nouvelle mission un surnom, celui de « Monsieur Algérie ». Interrogé sur le sens de sa désignation, l’ex-premier ministre – chargé il y a quelques années de mettre fin à une brouille franco-chinoise – réfute toute idée de crise ou de blocage à surmonter. Les liens entre France et Algérie sont déjà solides mais il y a la volonté partagée de progresser dans certains domaines. « Car il ne faut pas s’arrêter là », indique t-il. Il place bien sur l’économie comme premier rang des sujets qu’il abordera avec ses interlocuteurs algériens. La France est le premier investisseur étranger hors hydrocarbures, c’est aussi le premier fournisseur de l’Algérie.
Interrogé sur les mesures adoptées en 2009 pour freiner les importations, Jean-Pierre Raffarin – diplomate – se garde de saisir la perche qui lui est tendue, « l’Algérie est souveraine sur ses décisions », déclare t-il avant de juger ces mesures peu protectionnistes. A charge pour les importateurs et les investisseurs de s’adapter aux règles en vigueur.
Des précautions pour ne pas jeter de d’huile sur le feu alors que le volet politique de ces relations algéro-françaises garde toute sa sensibilité. Le climat est qualifié par l’éditorialiste de Liberté de « délétère ». Le quotidien d’Oran considère que Paris ne veut pas perdre pied en Algérie, et que cette première visite de Monsieur Algérie a valeur de teste. « Mais qui est le vis-à-vis de Jean-Pierre Raffarin ? », s’interroge en Une Le Soir d’Algérie. L’intéressé croit connaître la réponse et la livre dans Liberté, il s’agirait selon lui de Mohamed Benmeradi le ministre de l’industrie.

Commentaires

  1. Bensalah a écrit:

    Alors que les crises s’abat sur la zone euro (Portugal, Irland, Grèce, Espagne..), la France compte prendre une partie de la cagnotte du plan algérien des investissements publics (2010;2014)/ Estimé à plus de 260 milliards d’euros, la France risque de payer cette facture lourdement. Raffaribn en diploate averti saura comment esquiver les questions politiques en allant se fixer sur les questions de l’industrie et des fabricatons mécaniques!

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