Mint Moulaye Idriss, une femme candidate à l’élection présidentielle du 21 juin en Mauritanie

Le Conseil constitutionnel a annoncé, le 7 mai, qu’une femme a déposé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 21 juin en Mauritanie. «Mme Lalla Mariem Mint Moulaye Idriss a déposé au secrétariat général du Conseil constitutionnel un dossier portant sa candidature à la présidentielle du 21 juin», a précisé le dans un communiqué.
Mme Mint Moulaye Idriss, 57 ans, est titulaire d’un doctorat en ingénierie financière. Elle est actuellement la présidente du Conseil d’administration de l’Agence mauritanienne d’information (AMI, officielle). Elle est la deuxième femme à se porter candidate à une élection présidentielle en Mauritanie, après Aicha Mint Jedeine qui s’était présentée en 2003 contre l’ancien président Maaouiya Ould Taya (1984-2005).
En Mauritanie, pays islamique où la charia est en vigueur, les femmes n’occupent que 20% des postes électifs dans les institutions élues.
Jusqu’ici, deux autres candidatures ont déjà été déposées pour la présidentielle du 21 juin, celle du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, et celle de Boidel Ould Houmeid, chef d’El-Wiam, un parti d’opposition modérée qui compte sept députés sur 147 à l’Assemblée nationale.
M. Ould Houmeid, un descendant d’esclave, a été plusieurs fois ministre sous de précédents régimes.
Le président Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en août 2008, avait été élu un an après, pour un mandat de cinq ans, lors d’un scrutin contesté par l’opposition.
Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), coalition de l’opposition radicale en Mauritanie, avait annoncé le 4 mai qu’il boycottait la présidentielle à la suite, selon lui, du blocage du dialogue politique avec le pouvoir.
Le FNDU regroupe la formation islamiste Tewassoul et les dix partis de la Coordination de l’opposition démocratique (COD). Ces dix partis ont boycotté les dernières élections législatives et municipales, organisées en novembre et décembre 2013, largement remportées par le pouvoir.
L’Alliance populaire progressiste (APP, opposition modérée) de Messaoud Ould Boulkheir, ex-président de l’Assemblée nationale, a également annoncé le 7 mai qu’elle allait boycotter le scrutin du 21 juin à cause d’un « manque de transparence ».
© Agence Ecofin

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