L’ONU poursuivra la promotion des investissements dans un Maroc qui bouge

L’Organisation des Nations Unies (ONU) poursuivra la promotion des investissements dans un Maroc qui bouge, a indiqué, mardi à Rabat, le coordinateur résident du système des Nations Unies au Maroc, M.Mourad Wahba.

 

Lors d’une conférence de presse organisée par la Direction des investissements (DI), le Centre d’information des Nations Unies (CINU) pour le Maroc et l’Agence américaine pour le développement International (USAID), à travers son programme « Amélioration du Climat des Affaires au Maroc » (DIA), M.Wahba a souligné que l’ONU et les bailleurs de fonds continueront à apporter leur soutien au Maroc en matière d’investissements.

Intervenant à cette occasion dédiée à la présentation du rapport 2007 sur l’investissement dans le monde publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Mme Lara Goldmark, directrice du programme (DIA), a fait savoir que le climat d’investissement au Maroc s’est amélioré entre 2003-2007, grâce notamment aux réformes engagées par l’Etat, à une croissance positive et à l’augmentation des recettes fiscales.

Les investissements sont toujours en hausse malgré une baisse des recettes de la privatisation, a-t-elle ajouté, notant que la bourse de Casablanca a enregistré une augmentation de l’investissement étranger en actions cotées.

Pour continuer sur cette lancée, Mme Goldmark a recommandé une politique de diversification à travers l’ouverture sur d’autres secteurs importants et l’attraction des investisseurs asiatiques et nord-américains.

Dans son intervention sur « les investissements étrangers au Maroc », M.
Marwane Mansouri, chef de la division des études et de l’information au ministère des affaires économiques et générales, a relevé que le Maroc occupe la 5-ème place en Afrique en matière d’investissements directs étrangers (IDE), ajoutant que le Koweït est le premier pays arabe investisseur au Maroc avec 983.5 millions dirhams d’investissement, soit 3,86 pc du total des IDE reçu par le Royaume en 2006.

Les secteurs de l’immobilier et du tourisme, a-il précisé, sont des secteurs de prédilection des investisseurs d’origine arabes.

L’Etat, a-t-il ajouté, a mis en place des mécanismes d’aide pour promouvoir l’investissement, et ce par le biais du fonds de promotion des investissements, la Fondation Hassan II, ainsi qu’à travers les exonérations fiscales et les réserves foncières.

Il a également évoqué les investissements marocains à l’étranger qui ont, selon lui, occupé la deuxième place après l’Afrique du sud en 2006.

En présentant le rapport 2007 sur les investissements dans le monde intitulé « Sociétés transnationales, industries extractives et développement », M. Riad Meddeb, de la division de l’investissement, de la technologie et du développement des entreprises à la CNUCED, a relevé que les entrées d’investissement étranger direct (IED) en Afrique ont doublé entre 2004 et 2006 pour atteindre un record de 36 milliards de dollars.

Cette évolution, selon le rapport, s’explique par l’attrait des ressources primaires, l’augmentation des bénéfices des entreprises et un climat économique généralement plus favorable.

La valeur des fusions-acquisitions internationales en Afrique a atteint un montant record de 18 milliards de dollars en 2006. La moitié environ représentait des acquisitions réalisées par des sociétés transnationales (STN) de pays en développement d’Asie.

Il ressort du rapport que malgré ces hausses, la part de l’Afrique dans l’IED mondial est tombée à 2,7 pc en 2006.

Ces dernières années, les entrées d’IED en Afrique ont monté en flèche dans le secteur primaire, en particulier le pétrole, le gaz et l’extraction minière, précise le document.

En ce qui concerne le climat d’investissement, en 2006, de nombreux pays africains ont intégré des mesures dans leurs cadres politiques et réglementaires afin de garantir un volume constant d’IED et d’attirer les investissements qui ont les effets les plus positifs sur leur développement.

Les perspectives des entrées d’IED en Afrique restent positives en raison du niveau élevé des prix sur les marchés mondiaux de produits de base, les STN, en particulier d’Asie, profitant du bon rendement des investissements.

MAP

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