Logiciels libres en tunisie

logiciels.jpg

La Tunisie a fait le choix, il y a 5 ans, des logiciels libres comme plateforme de développement pour faire face à l’augmentation des prix des logiciels propriétaires ou commerciaux.C’est dans cette logique que le Président Ben Ali a crée un Secrétariat d’Etat d’Informatique, de l’Internet et des Logiciels Libres. C’est un moyen de rechercher à tirer profit des logiciels libres gratuits et de les promouvoir.

Toutefois, après la signature de l’accord historique entre la Tunisie et Microsoft dont la valeur est voisine de 20 millions de DT, plusieurs opérateurs se sont demandés sur le pourquoi et le comment de la stratégie tunisienne dans les logiciels libres.

Le Ministère des TIC a apporté une réponse nuancée à cette question quel univers choisir, le libre ou le propriétaire ? Par le formule consacrée: la complémentarité harmonieuse.

C’était lors de l’atelier tenu, dernièrement, à la Cité des Sciences pour débattre de cette question de complémentarité entre libre et commercial, où le représentant du Ministère des TIC a cherché à lever cette ambiguïté. En mettant en valeur que la stratégie de la Tunisie est cohérente avec une alliance du libre et du commercial ; une cohabitation des technologies.

Toutefois, cette position suscite deux réflexions. Elle sonne comme une justification d’une contradiction, suite à l’accord historique avec Microsoft. Or, il n’est pas question que la Tunisie reste un ghetto technologique du libre ou qu’elle tourne le dos au premier acteur mondial de technologie, en l’occurrence Microsoft.

D’ailleurs les SSII et les professionnels ont applaudit l’initiative de la Tunisie avec le géant mondial Microsoft et trouvent que cet accord est historique qui ne peut que booster le secteur TIC. De même, faire autant avec les autres éditeurs comme IBM, SUN, SAP, Oracle ou les grands opérateurs du secteur TIC comme Cisco afin de profiter de leurs technologies et investissement à l’image de l’accord signé entre Tunisie Télécom et Cisco.

Ce type d’accord doit se multiplier et le cadre de PPP le permet autour des projets d’envergure, tout en variant les acteurs et les partenaires, afin d’échapper à l’hégémonie technologique et afin de varier les partenaires.

C’est une bonne stratégie et le représentant du Ministère des TIC n’avait pas besoin de se justifier.

Reste une seule question, quelle stratégie et quelles actions de promotions et de développement ont été adoptées par le Ministère des TIC et son Secrétariat d’Etat pour les logiciels libres en Tunisie ?

Où sont les projets mobilisateurs autours de cette technologie ? Où sont les pépinières d’entreprises autours des logiciels libres ?

Pourquoi pas un accord avec des leaders mondiaux de technologie libre comme Suse, Sun ou Readhat ?

Oui pour une coexistence, oui pour un modèle hybridé, faut-il aussi créer un environnement propice et encourager le mode open source.

Actuellement, on est loin du compte, avec peu d’expertise locale, et peu de projets d’envergures. Or, pour qu’il y est coexistence, il faut qu’il y être équilibré, mais c’est loin d’être le cas.

Tunisie Affaire

Laisser un commentaire à propos de l'article- Merci de noter que ce n'est pas un site où mettre vos CV et informations personnelles.