Le conflit au Liban s’apaise mais …

Le Liban sort de la crise après le recul du gouvernement face au Hezbollah, la Ligue Arabe espère maintenant d’un accord global, mais les divisions communautaires (causes majeures du conflit libanais) ne sont pas effacées.

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Le Hezbollah annonce un retour à la normale et va en particulier rouvrir la route qui mène à l’aéroport international de Beyrouth, c’est la conséquence du recul du gouvernement Siniora qui a du annuler deux mesures à l’origine de l’offensive de la milice pro-iranienne et de ses alliers d’Amal. Un recul ! Mais il s’agit de permettre une solution à la crise qui paralyse le pays depuis novembre dernier, c’est ce à quoi s’attache aujourd’hui la délégation de la Ligue Arabe arrivée hier au Liban, et on parle à Beyrouth d’un accord global, d’une reprise du dialogue entre majorité et opposition. Les libanais se reprennent à espérer donc même si les plus lucides d’entre eux savent bien que les racines du conflit sont toujours là, les divisions communautaires et confessionnelles, qui se creusent même d’année en année.

Ce qui est très attristant dans l’évolution du Liban contemporain, c’est qu’on voit que chacun revient à son identité communautaire, à son groupe de solidarité de proximité, et que c’est effectivement une fatalité qui empêche que se constituent des solidarités de type nationales, très vite on essaie de savoir suivant le lieu d’habitation, suivant les affinités culturelles ou autres, si on est membre de tel ou tel groupe et à partir de là, une série de processus se met en place presque automatiquement. L’idée qu’on pourrait être « libanais point » et tout simplement rien d’autre, est de plus en plus exotique. Il n’y a pas de force politique qui transforme ces clivages confessionnels ! Il y a eu une époque ou les mouvements syndicaux étaient beaucoup plus puissants, ou le parti socialiste progressiste n’était pas comme il l’est aujourd’hui (identifié à la communauté Druze), on avait donc des possibilités, d’autres formes d’appartenance, et ce qu’on a vu dans les différentes convolutions libanaises, ce sont plutôt des aménagements de cette répartition communautaire qu’une remise en cause du principe même du communautarisme.

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