La Tunisie adopte le programme de mise à niveau industrielle

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Trois points essentiels on été débattus lors de la conférence nationale tenue, tenue jeudi 27 décembre 2007 et ayant pour thème « mise à niveau industrielle et défis de la prochaine période » . Les trois recommandations sont les suivantes :
1 – la restructuration des entreprises en difficulté
2 – l’instauration du système de l’interlocuteur unique
3 – l’incitation des PME à constituer des consortiums en vue de renforcer leur positionnement sur les marchés intérieurs et extérieurs et de faire face aux défis imposés par l’économie nouvelle.
Notons qu’en Novembre 2007, près de 3904 entreprises tunisiennes ont adhéré au PMI (Programme de mise à niveau industrielle), et quelques 2636 programmes de mise à niveau ont été approuvés. Ce programme n’a pas tardé à porter ses fruits notamment en matière de modernisation des moyens de production, d’adaptation
aux évolutions des nouvelles technologies et de développement des ressources humaines de l’entreprise outre, le renforcement de la capacité des entreprises à instaurer les différents systèmes de qualité et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Le PMI a permis aux entreprises tunisiennes de concurrencer progressivement les entreprises internationales, comme en témoigne le classement de la Tunisie au 30 ème rang sur un total de 131 pays en ce qui concerne l’indice général de compétitivité par le forum de Davos, outre l’évolution des exportations lesquelles sont passées de 3 mille millions de dinars en 2005 à plus de 15 mille millions de dinars en 2007.

Plusieurs communications ont été présentées en marge de cette conférence portant sur « la rationalisation de la consommation de l’énergie dans le tissu industriel », « l’avancement de la réalisation du programme national de la qualité (PNQ) » et « la profession au service de l’entreprise pour relever les défis de prochaine période ».

Mr Afif Chelbi, ministre de l’industrie, de l’énergie et des PME, a souligné à la clôture des travaux de ce séminaire que la Tunisie sera le 1er janvier 2008 le premier pays du sud de la Méditerranée à entrer de plain-pied dans la zone de libre-échange avec l’union européenne avec tout ce que cela comporte comme impacts et avantages préférentiels pour les produits industriels nationaux.

Le ministre a passé en revue les principaux indicateurs réalisés en Tunisie à la faveur de la mise en place du programme de mise à niveau industriel (PMI).

Parmi ces indicateurs il a rappelé la valeur des investissements dans le secteur industriel qui s’élèvent à 170 millions de dinars au cours de cette année et les investissements extérieurs qui ont atteint au cours des 11 premiers mois de l’année 2007 environ 426 millions de dinars contre 437 millions de dinars en 2006 et près de 24 millions de dinars en 1995.

Les investissements immatériels se sont montés quant à eux à 200 MD par an contre 20 millions de dinars avant l’étape de mise à niveau. Il a mis en exergue le rôle efficient du programme de mise à niveau dans la création de bureaux d’études nationaux dont le nombre est de l’ordre de 200 bureaux alors que leur nombre ne dépassait pas 5 avant le démarrage du programme.

Mr Chelbi a fait savoir que le secteur industriel en Tunisie a prouvé sa capacité à mobiliser les investissements, outre l’amélioration de la compétitivité des entreprises et leur adaptation à la demande des marchés européens, notamment en produits à haute valeur ajoutée dans les délais impartis.

Il a indiqué que la deuxième étape du PMI qui a démarré au cours de l’année 2007 se caractérise par la poursuite de la consolidation de l’entreprise à tous les niveaux tout en mettant l’accent sur les investissements à réaliser à travers des programmes relevant du PMI dont le programme national de promotion de la qualité (PNQ).

Le ministre a évoqué, par ailleurs, les principaux programmes adoptés par la Tunisie dans le domaine de la maîtrise de l’énergie afin d’affronter les défis dus à la hausse continue des prix des hydrocarbures, ces programmes, a-t-il dit, devraient permettre la réalisation d’une économie en énergie de 400 mille tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2007.

Il a enfin affirmé que son département engagera à partir de 2008 un nouveau programme de maîtrise de l’énergie qui sera axé sur la poursuite du programme en cours, outre l’accent à mettre sur la maîtrise de l’énergie dans les secteurs du transport, du bâtiment et de l’agriculture.

 

Audinet

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