L’OTAN et le commandement des opérations militaires en Libye

La structure de commandement de l’intervention militaire en Libye doit être clarifiée dans les prochains jours, c’est ce qu’a annoncé Barack Obama après un entretien téléphonique avec le premier ministre britannique et le chef de l’état français. Le président américain parle d’un accord sur le rôle clé de l’OTAN. Paris préfère parler d’une entente sur l’utilisation des structures de l’Alliance Atlantique pour la direction des opérations militaires en Libye.
Les grandes puissances tentent de trouver une position commune sur le rôle de l’OTAN dans le commandement des opérations militaires en Libye. Barack Obama s’est entretenu au téléphone avec le premier ministre britannique David Cameron et le président français Nicolas Sarkozy. La Maison blanche a annoncé qu’un accord avait été trouvé pour que l’OTAN joue un rôle clé dans le commandement des opérations militaires, une expression que ne reprend pas l’Elysée.
Pendant que des centaines de bombes sont déversées sur des endroits stratégiques pour le colonel Kadhafi, c’est l’effervescence au niveau politique et diplomatique dans tous les pays membres de la coalition internationale contre le régime libyen. Ainsi, la Maison blanche a annoncé mardi soir que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne sont tombés d’accord pour que l’OTAN puisse jouer un rôle clé dans le commandement. Paris de son côté préfère parler d’entente sur les modalités d’utilisation des structures de commandement de l’OTAN. Plusieurs pays partenaires de la France ont insisté pour une implication de l’Alliance Atlantique. Mais les autorités françaises estiment que si l’OTAN dirigeait l’intervention, les pays arabes ne voudront pas s’y rallier et finiront par la dénoncer. Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, a plaidé devant l’Assemblée Nationale ce mardi non pas pour un commandement militaire unique, mais plutôt pour un commandement politique de l’opération « Aube de l’odyssée ».
L’opération est déjà critiquée par deux membres du Conseil de sécurité de l’ONU : la Chine a réitéré son opposition à l’usage de la force en Libye et déploré « les victimes civiles des frappes de la coalition », tout comme la Russie, Dimitri Medvedev – président russe – s’est dit préoccupé par l’utilisation sans discernement de la force.

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