France • Arrestation du commanditaire de l’assassinat de Ali Mecili
l’interpellation en France, puis la mise en examen de l’homme qui aurait commandité l’assassinat de l’avocat algérien Ali Mecili à Paris en 1987.
Il s’agit d’un responsable du protocole au ministère algérien des affaires étrangères. Mis en examen aujourd’hui matin, il a été laissé en liberté assortie de l’interdiction de quitter la région parisienne.
Mohamed Ziane Hassani a été arrêté jeudi à l’aéroport de Marseille-Marignane à l’arrivée d’un vol en provenance d’Alger. Il était porteur d’un passeport diplomatique mais ne figurait pas, semble t-il, sur la liste des personnes jouissant d’immunité. Ce responsable du protocole d’état algérien est soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, (proche de Hocine Aït Ahmed, le leader du front des forces socialistes) tué par balle en avril 1987 à Pais où il vivait depuis une vingtaine d’années.
Dès l’annonce de sa mort, Hocine Aït Ahmed, qui lui vivait en exile en Suisse, avait accusé les services spéciaux algériens d’être derrière cet assassinat, et Ahmed Ben Bella, un autre chef historique de l’indépendance algérienne, affirmait lu aussi qu’il ne faisait guère de doute « que la mort de l’avocat avait été télécommandée par Alger ».
L’auteur présumé de l’assassinat, un petit truand algérien du nom d’ Abdelmalek Amellou avait été arrêté 2 mois plus tard par la police française, mais expulsé ver l’Algérie à l’issue de sa garde à vue, ce qui avait été interprété comme une volonté de Paris de ne pas contrarier Alger, d’où la réaction pour le moins prudente de l’avocat de la famille Mecili à l’annonce de la mise en examen Mohamed Ziane Hassani, « il ne faudrait pas qu’il se reproduise dans ce dossier ce qui s’est déjà produit dans le passé » a-t-il dit, à savoir l’expulsion du suspect avant qu’il ne puisse être jugé en France.
De fait, il est troublant de constater qu’à peine mis en examen, le responsable algérien a été laissé en liberté et placé sous contrôle judiciaire, ce qui quand même assez inhabituel avec un chef d’inculpation assez grave, même si ce contrôle judiciaire a été assorti d’une interdiction de quitter la région parisienne avant une prochaine convocation chez le juge, probablement à la fin du mois.















































