CAN-2015: Éventuelles sanctions contre le Maroc

La CAF fait durer son plaisir. Après avoir écouté attentivement les arguments du Maroc présentés par Fouzi Lekjaa, président de la FRMF, Issa Hayatou a décidé finalement de soumettre le dossier au bureau exécutif de la CAF qui devra se réunir après la Coupe des nations, c’est-à-dire après le 8 février. Il faudra donc attendre un mois et demi pour savoir si les arguments du président de la FRMF ont fait mouche ou pas. En tout cas, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas jouer son rôle de premier avocat du pays sur ce dossier. Dans sa plaidoirie, Fouzi Lekjaa est revenu sur les différentes étapes franchies par le dossier de candidature du Maroc pour abriter cette compétition continentale, qui constitue une source financière importante pour la Confédération, indique la FRMF dans un communiqué. Il a, en outre, réitéré que le Maroc était et restera au service du football africain, en témoigne sa demande d’abriter la CAN à laquelle il a consacré d’importants moyens logistiques, selon la même source. Lekjaa a rappelé, par la même occasion, que le Royaume avait exprimé, à maintes reprises, qu’il ne refusait pas d’abriter cette compétition, mais demandait seulement son report à une date ultérieure. Le président de la FRMF a indiqué que le fait de ne pas tenir la CAN 2015 au Maroc et de priver la sélection nationale de participer à cette édition était une sanction pour une large frange de joueurs et de supporters, qui aspiraient à suivre ce championnat sur le sol marocain, ajoutant, dans ce cadre, que l’accueil de la sélection guinéenne par la FRMF dans le cadre des éliminatoires de la CAN reflète le rôle que le Maroc ne cesse de jouer pour soutenir l’Afrique en général et la famille du football continental en particulier. Reste maintenant à savoir si tous ces arguments réussiront à faire fléchir la position de la CAF. Réponse après le 8 février.
© Le Matin

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