Baisse du niveau de l’école en Algérie suite aux grèves

Selon Messeguem Nedjadi, inspecteur général de l’administration au ministère de l’Education nationale, “tous les tests internationaux qui nous ont été adressés interpellent l’intelligence de l’élève” mais, “malheureusement, la pratique scolaire actuellement ne développe pas les aspects de l’intelligence chez nos enfants”.

En raison de grèves récurrentes, l’école algérienne a régressé de deux années et pris un retard de dix ans sur le plan international : c’est là le constat qu’a fait hier, sur les ondes de la Radio nationale, Messeguem Nedjadi, inspecteur général de l’administration au ministère de l’Education nationale, pris au dépourvu par le maintien de la grève d’un des syndicats du secteur.
La sentence était tombée samedi : le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) avait annoncé qu’il maintenait son mouvement de grève cyclique pour dénoncer la non-satisfaction de ses revendications socioprofessionnelles. Lundi, des enseignants de plusieurs établissements scolaires en Algérie avaient débrayé provoquant colère au sein des parents d’élèves et désarroi au ministère, où l’on veut élaborer une charte de l’éthique pour moraliser la profession.
Sur les ondes de la radio nationale, Messeguem Nedjadi n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la position du CNAPESTE, qui, pour lui ”n’est plus dans son rôle socioprofessionnel de syndicat”. ”Son retour à la contestation” constitue en ce moment un “chantage déclaré”, a-t-il estimé. Déplorant la baisse de niveau de l’école algérienne depuis au moins 10 ans, Messeguem Nedjadi affirme que sur le plan international, l’Algérie “est hors champ” : “Tous les tests internationaux qui nous ont été adressés interpellent l’intelligence de l’élève. Malheureusement, la pratique scolaire, actuellement ne développe pas les aspects de l’intelligence chez nos enfants.”

Des cours sur CD pour les élèves des classes d’examen
Le plan ”B” trouvé par le ministère pour compenser le retard causé par les grèves, à moins de trois mois des examens de fin d’année, est la mise en place d’un dispositif pédagogique reposant sur la fourniture de CD contenant des cours scénarisés pour tous les élèves de terminale ainsi que sur un accès à la plateforme de l’Office national d’enseignement à distance (ONEFD).
En conférence de presse samedi dernier, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, avait qualifiée d’illégale cette grève du CNAPSTE, déclenchée selon elle en dépit du PV signé le 8 mars dernier ”après 10 heures de négociations”.
Entre autres revendications, ce syndicat revendique la promotion automatique des enseignants et la retraite après 25 ans de travail. D’autres syndicats ont préféré, eux, geler leur mouvement de protestation après une réunion avec la ministre début mars.
© Maghrebemergent

17 mars 2015

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