Attentat meurtrier à Tripoli au Liban
Au moins 12 morts dont 9 soldats et une quarantaine de blessés, un lourd bilan à l’heure d’une visite historique du président libanais en Syrie, une visite qui doit assainir les relations entre les deux voisins.
Alors que le Liban avance avec hier, la validation par le parlement de la déclaration politique générale du gouvernement d’union, et avec la visite aujourd’hui du président libanais en Syrie, la ville de Tripoli vient de connaître l’un des attentats les plus sanglants de ces dernières années.
Au moins 12 personnes ont été tuées dont 9 soldats et un enfant de 8 ans, l’explosion a fait également 40 blessés dont plusieurs grièvement touchés. La bombe a été déclenchée tôt ce matin près d’un bus, dans une rue commerçante du centre de Tripoli, la grande ville du nord du pays. La déflagration a été forte, des restes humains ont été trouvés sur les toits des bâtiments proches. Il ne s’agirait pas d’un attentat suicide, les enquêteurs tentent de déterminer si la bombe a été déclenchée ou à partir d’une minuterie. Selon les 1ères estimations, c’est une charge de 20 Kg qui a été utilisée.
Le président libanais a condamné l’attaque, il a affirmé que les forces de sécurité n’allaient pas plier devant les tentatives visant à les terroriser, laissant ainsi entendre que la bombe était destinée à tuer avant tout des militaires.
L’attaque n’a pas été revendiquée, elle intervient au lendemain du vote de confiance accordé par le parlement au gouvernement d’union nationale dirigé par Fouad Siniora. Elle s’est produite à quelques centaines de mètres seulement du quartier de Bab el-Tebbaneh, où 23 personnes avaient été tuées en mai dernier dans des affrontements interconfessionnels.














































