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Algérie • Loi de finances 2008-2009 vue par la presse privée

Seaside of Oran, Algeria.

48 heures après le conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika dimanche, et alors que s’ouvre la session d’automne des 2 chambres du parlement, les journaux algériens se focalisent toujours sur plusieurs des mesures prévues au titre du projet de loi de finances 2008/2009.

Les quotidiens d’aujourd’hui relèvent d’abord la volonté exprimée du président Bouteflika de placer cette loi de finances 2009 sous le signe de la rationalisation ; « Le président tire la sonnette d’alarme », titre l’Expression, avec cette phrase reprise par l’ensemble de la presse privée, « nos dépenses sont au dessus de nos moyens », 80 milliards de dollars prévus encore pour 2009. Fort de ce constat, le conseil des ministres qu’il a présidé a annoncé une série de mesures mettant d’abord l’accent sur la chasse au gaspillage, « Bouteflika secoue ses ministres » peut-on lire à la une du journal l’Expression, « Mafia, corruption et fraudes fiscales sont des fléaux qui feraient perdre, selon El Khabar, 32 milliards de dollars chaque année au trésor public ; le président algérien mobilise donc l’ensemble des services publics de contrôle, lesquels devront ensuite prendre des comptes sur les fraudes, mais aussi sur les retards des grands projets d’investissement, retards qui provoquent aussi des sur-dépenses pour l’état.

Abdelaziz Bouteflika qui insiste également sur la nécessité de créer des richesses hors hydrocarbures, secteur dont dépend encore le pays à plus de 90 %, et la priorité va à ses yeux à la promotion des investissements nationaux et étrangers, des investissements encouragés mais aussi taxés pour éviter les fuites de capitaux, les bénéfices des sociétés transférables à l’étranger seront ainsi assimilés à des dividendes et imposés à 15 %, le quotidien d’Oran parle « d’un nouveau serrage de vis pour les investisseurs étrangers»  ; Liberté titrant pour sa part « Un étrange impôt» . Les transferts sont en effet jugés excessifs, 7 milliards de dollars durant l’année écoulée et qui pourraient atteindre les 50 milliards dans les 15 années à venir, soit l’équivalent des recettes pétrolières.

Nouvelle mesure donc qui vient s’ajouter à l’Audit globale des sociétés étrangères réclamées par le président Bouteflika. Mais si ce projet 2009 se veut rationnel au niveau des dépenses, Bouteflika met aussi le paquet sur le social comme l’écrit le journal Liberté, « les pensions et les allocations revues à la hausse » titre la Tribune, subventions pour les produits de 1ère nécessité dont les prix connaissent une envolée depuis plusieurs mois.

Augmentation des pensions inférieures à 11.000 dinars au profit des retraités et puis ces facilitation pour les fonctionnaires afin d’acquérir un logement, ils bénéficieront d’un taux d’intérêt de 3 % contre 6 à 7 % sur le marché normal.

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Posté par R. Maghari le 2 septembre 2008

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