Etats-Unis • Gustav secoue la convention républicaine
La convention républicaine s’ouvre aujourd’hui au Minnesota, George Bush n’y participera pas et le candidat McCain allège le programme, question d’efficacité et d’image.
Gustav a aussi des conséquences politiques, George Bush l’avait signalé, il n’assistera pas à la convention républicaine qui doit investir John McCain. Une convention qui s’ouvrira bien à Saint Paul au Minnesota, mais son programme ce lundi sera considérablement allégé et abrégé.
Les républicains n’ont décidément pas de chance !
Après l’incontestable succès de la convention démocrate, ils espéraient recapturer avec la leur, à Saint Paul au Minnesota, l’attention du public et des médias. L’annonce vendredi du choix de Sarah Palin comme colistier de John McCain avait certes replacé le parti sous les projecteurs, mais le prénom de Sarah devait rapidement être remplacé dans l’actualité par celui de Gustav, l’ouragan qualifié par le maire de la Nouvelle Orléans de « tempête du siècle ». le cyclone doit frappé le golf du Mexique dans la journée, les républicains ont donc du modifier leur plan, comme l’a dit John McCain visitant hier l’un des états menacés, le Mississipi, « pas question d’être festif au moment d’un désastre national ». Toutes les options étaient donc envisagées hier, et selon les organisateurs, la convention devrait s’ouvrir ce soir, mais son programme sera sensiblement écourté et ses principaux orateurs seront absents. Le président Bush et le vice-président Dick Cheney ont en effet annulé leur visite à Saint Paul, le président s’est rendu au Texas pour surveiller l’évolution de l’ouragan, à l’inverse de 2005, il accorde une attention constante à la situation. La FEMA, l’agence fédérale de gestion des situations de crises, a mobilisé tous ses services, et George Bush a déjà promis l’aide fédérale aux 4 états les plus menacés.
L’administration a donc l’occasion de se racheter après son incurie au moment du passage de Katrina, cela peut éventuellement aider le parti républicain, il sera peut-être privé de sa fête quadriennale mais il aura restauré une partie de son image en montrant qu’en période de désastre national, comme l’a dit John McCain, « nous saurons montrer qu’avant d’être républicains ou démocrates, nous sommes américains ».














































