Crash de Madrid • Spanair est montrée du doigt
Le processus d’identification des victimes de l’accident d’avion dans l’aéroport de Madrid, se poursuit, et pour l’instant, seulement 50 des 153 corps ont pu être identifiés, et l’on sait que 18 des passagers décédés étaient étrangers, 11 nationalités dont un mauritanien. Et puis concernant les 19 rescapés, 4 sont dans un état jugé critique.
A signaler que des funérailles officielles seront organisées le 1er septembre prochain pour les 153 victimes du crash de Madrid.
L’enquête elle, pour déterminer les causes de cette catastrophe, se poursuit donc, et devrait être confiée à une commission internationale. Mais en attendant, c’est à la compagnie aérienne Spanair que la presse espagnole s’en prend, la 2ème compagnie aérienne du pays qui traverse des difficultés et qui s’est farouchement défendue de toute négligence.
La presse espagnole ne fait pas de cadeaux à la compagnie aérienne :
Le quotidien El Mundo est allé loin en une, « La crise de Spanair débouche sur une tragédie avec 153 morts », évoquant même dans un éditorial, deux possibles négligences criminelles. On sait en fait que les pilotes de Spanair ont publié mercredi un communiqué, juste avant l’accident, en menaçant de faire grève en raison du plan de licenciement, ils critiquaient le chaos organisationnel et le graves carences de fonctionnement de la compagnie, sans plus de précision. Les pilotes dénonçaient en particulier « les pressions de la direction pour que les équipages et le personnel de maintenance transgressent les normes, notamment celles concernant les jours de vacances ».
Spanair est une filiale du scandinave SAS depuis 2003, et la compagnie connaît en fait, de grosses difficultés économiques, en raison notamment de la hausse des prix du pétrole. Les pertes économiques s’élèvent ainsi à près de 50 millions d’euros sur le 1er semestre de cette année. La maison mère scandinave a d’ailleurs même essayé de vendre sa filiale espagnole en début d’année, mais sans résultat, elle a annoncé son intention de licencier plus de 1100 personnes soit pratiquement ¼ des effectifs. La compagnie qui exploite 65 appareils sur des vols en Espagne et en Europe, prévoit aussi d’immobiliser, en septembre, une quinzaine d’avions et de supprimer 9 routes considérées comme non rentables.














































