La Mauritanie replonge dans le cycle des crises politiques
Le président Ould Cheikh Abdallahi ne tient pus les rangs de sa majorité au parlement, laquelle vient d’éclater sous le coup d’une dissidence massive, 25 députés et 23 sénateurs démissionnent du parti présidentiel.
C’est une véritable hémorragie ! La moitié des députés et sénateurs quittent le parti de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et menacent de former leur propre mouvement. Ils dénoncent la gabegie du cercle présidentiel et critiquent le pouvoir jugé trop personnel du président à la tête de l’état depuis 1 an et demi. Et depuis 5 semaines maintenant, Sidi Ould Cheikh Abdallahi fait face à une véritable fronde ; ça a commencé début juillet par une démission du gouvernement sous la menace d’une motion de censure, mais la nouvelle équipe n’a pas donné plus de satisfaction et se greffe à présent des soupçons de corruption. La demande d’une enquête parlementaire pour vérifier les comptes de la fondation de l’épouse du président, a pour l’instant été rejetée, mais les députés frondeurs n’hésitent plus à dénoncer à présent un détournement des fonds publics.




