Abdelaziz Bouteflika dresse un tableau noir de ses 2 mandats
Le discours du président algérien devant quelques 2500 présidents de l’assemblée populaire communale.
Abdelaziz Bouteflika n’y est pas allé de main morte pour la presse privée d’aujourd’hui, il a dressé un tableau noir de ses deux mandats.
Première cible du président Bouteflika, la politique économique menée depuis près de 10 ans, « oui nous nous sommes trompés, nous avons fait fausse route en matière de privatisation et d’investissements », « aujourd’hui, a-t-il dit, le secteur privé c’est uniquement les boissons gazeuses et les minoteries, nous en avons assez. Un vendeur de limonade n’est pas un investisseur, ce n’est pas avec de l’eau et du sucre que l’on bâtit une économie nationale, nous n’avons pas besoin d’entreprises parasites ». il y aura également des mots très durs à l’égard des chômeurs « ils préfèrent travailler comme gardiens de nuits que dans le secteur du bâtiment ou de l’agriculture ». Et pourtant, le chef de l’état algérien affirme un peu plus tard, ne pas s’attaquer à quelqu’un ou une catégorie en particulier, il estime tout simplement qu’il temps de faire son autocritique, d’engager des réformes profondes. L’Algérie est un pays étrange, a-t-il poursuivi, dans ce pays dès qu’une réalisation est achevée, il n’y a aucun suivi ni entretien » prenant au passage l’exemple des universités ; pour lui ce ne sont pas les moyens financiers qui font défaut, mais bien les moyens humains, il interpelle ainsi directement, les élus locaux pour leur demander de faire preuve d’initiative et de transparence dans la gestion de leurs communes.
Autre cible du jour les investisseurs étrangers avec cette question « Est-il normal que quelqu’un investisse 700 millions de dollars pour en expatrier 2 milliards 3 ans plus tard ? Non, répond le chef de l’état.
Au-delà des commentaires que peuvent inspirer ses critiques, c’était un Bouteflika en grande forme, retient aujourd’hui la presse privée, comme à la grande époque, pendant plus d’une heure, à aucun moment le président algérien ne s’est appuyé sur le discours initialement prévu, publié par l’agence de presse officielle l’APS. Autre constat, si tous les sujets ont été abordés, il manque celui sur lequel tout le monde l’attendait, la révision de la constitution qui doit lui permettre, on le sait, de briguer un 3ème mandat.



















































