Agression de Berlusconi • La presse et les politiques italiens dénoncent le climat de haine
Silvio Berlusconi hospitalisé jusqu’à demain au moins, le chef du gouvernement italien victime d’une agression hier soir. Berlusconi, le visage en sang, les images ont fait le tour du monde en quelques minutes. La presse italienne et la clase politique dénoncent aujourd’hui » le climat de violence et de haine » qui a pris la péninsule.
« Silvio Berlusconi a passé une nuit tranquille », dit son entourage à l’hôpital de Milan, mais il ne quittera pas cet hôpital avant demain mardi au moins. Le chef du gouvernement italien a été agressé hier soir à la fin d’un meeting, légèrement blessé, et les images de Berlusconi – le visage en sang – sont toujours à la une dans le monde entier. Son agresseur est présenté comme un homme souffrant de troubles mentaux, mais l’indignation est générale et toute la presse italienne dénonce « un climat de haine »
Silvio Berlusconi se trouve à l’hôpital St Raphaël de Milan, il devrait rester 24 heures en observation. A ceux qui sont allés lui rendre visite, le ministre de l’intérieur entre autres, qui s’est dit inquiet pour le « climat de violence » que traverse le pays, est ferme dans sa conviction d’aller de l’avant. Pour le président de la république, il faut stopper cette spirale de haine. L’agression pourrait avoir des conséquences encore plus graves.
Silvio Berlusconi a le nez cassé ainsi qu’une dent alors qu’une autre est endommagée, selon les sources médicales de l’hôpital. Hier soir les images du visage ensanglanté du « Cavaliere » ont provoqué un véritable choc dans le pays. il n’a jamais perdu connaissance, mais saignait abondement de la bouche comme tous ont pu le voir dans les images qui ont fait le tour du monde.
Dans un premier moment, tout de suite après avoir été frappé par une reproduction en marbre du dôme de Milan, il es trouvait pour un meeting, il s’était affaissé et il était vite hissé dans la voiture par son entourage. Mais il en était immédiatement sorti et toujours aidé par ses gardes du corps pour faire comprendre qu’il allait bien. Déjà au début du meeting, Silvio Berlusconi avait été contesté par une dizaine de personnes. Le président du conseil avait répliqué, une altercation avait suivi. Mais à la fin tout semblait être rentré dans l’ordre. Et c’est alors au moment ou autour du « Cavaliere » se pressaient comme d’habitude les militants pour les photos et les autographes qu’a eu l’agression. L’auteur de l’agression est un homme de 42 ans, un ingénieur Massimo Tartaglia, ne fait partie d’aucun groupe contestataire ou autre, mais souffre depuis des dizaines d’années de troubles mentaux.





