L’Algérie investit gros dans le dessalement de l’eau de mer
L’Algérie poursuit son investissement dans le dessalement de l’eau de mer, la plus grosse usine du monde va être construite dans la région d’Oran. Avec une capacité de 500.000 mètres cubes par jour, elle pourra fournir de l’eau potable à près de 5 millions d’habitants.
L’Algérie qui est engagée dans important programme d’investissement pour dessaler l’eau de mer, un procédé coûteux certes, mais qui permet d’obtenir une ressource essentielle de l’eau potable. Hier soir, gros, très gros projet signé pour alimenter Oran et sa région.
Selon le ministre de l’énergie Chakib Khelil, il s’agira de la plus grosse usine de dessalement d’eau de mer au monde, elle sera située à Makta près d’Oran, 500.000 mètres cubes d’eau de mer y seront traités chaque jour d’ici l’an 2011, de quoi satisfaire les besoins en eau de 5 millions de personnes. La réalisation de l’usine a été confiée au groupe singapourien Hyflux en collaboration avec une filiale de la SONATRACH, son coût, 468 millions de $, le contrat prévoit le financement, la construction et l’exploitation du site jusqu’à la vente de l’eau dessalée.
Ce ne sera pas la 1ère usine du genre en Algérie, le pays compte déjà 10 stations de dessalement en activité, la plus importante à l’heure actuelle, elle a été inaugurée en février dernier, l’usine d’El Hamma près d’Alger, c’est la plus importante d’Afrique. 2 autres usines de dessalement d’eau de mer à Beni Saf et Skikda, vont être inaugurées d’ici la fin 2008, de quoi assurer à l’horizon 2011 un débit de 2.300.000 mètres cubes par jour, 10 % des besoins à l’échelle nationale. Le programme initié en 2001 prévoit au total, la construction de 43 stations de dessalement d’ici une dizaine d’années, pour un investissement total de 14 milliards de dollars, l’objectif bien sur palier au manque d’eau potable dans un pays ou les barrages ne parviennent pas à couvrir la totalité des besoins, notamment à Alger, ou la population est régulièrement soumises à des coupures d’eau en été.
Reste que le procédé qui permet de transformer l’eau de mer en eau douce est très gourmand en énergie, et donc coûteux, même la future usine de Makta présentée comme particulièrement rentable, facturera le mètre cube d’eau 34 dinars, environ ½ dollar, cela reste beaucoup plus cher que l’eau douce issue des barrages. Pour les algériens pas de différence en principe, l’année dernière l’Algérienne des Eaux avait assuré que le citoyen ne verrait pas la différence sur sa facture.
















































21 octobre 2008 à 11:51 GMT
j’ai trop aimé