France • Baisse de la TVA dans un secteur (restauration) qui pèse son poids
La mesure (baisse de la TVA dans la restauration) est entrée cette semaine en France.
Depuis le 1er juillet, la TVA est passée de 19,6 % à 5,5 % dans tous les restaurants et les cafés de France. Un véritable serpent de mer, on s’en souvient, puisque la promesse figurait dans le programme présidentiel du candidat Chirac en 2002, et qu’elle avait été reprise à son compte par le candidat Sarkozy en 2007.
A chaque fois qu’on veut modifier les taux de TVA en Europe, il faut auparavant obtenir l’aval de tous les autres partenaires de l’Union et à 27, cela a pris du temps ! Reste que cette fois c’est fait même si tous les produits ne sont pas concernés – il faut bien le noter – l(alcool par exemple conserve le taux maximum de 19,6 %. Cela dit une fois la mesure entérinée, que signifie t-elle, et surtout aux yeux des consommateurs, la TVA va-t-elle se répercuter sur les additions ? Bref, le petit noir au comptoir ou le plat du jour dans les brasseries vont-ils diminuer à leur tour ?
Sur le papier c’est bien ce qui devrait être théoriquement se passer, 14 points de moins à régler à l’état, cela devrait logiquement se traduire par une diminution équivalente à la caisse. Sauf que bien évidemment les choses ne sont pas aussi simples ! D’abord parce qu’on le déplace de 14,1 % (la différence entre le taux maximal antérieur 19,6 % et le taux minimal désormais en vigueur, 5,5 %), c’est en réalité d e11,8 % tout au plus que les prix devraient diminuer, différence entre le prix de vente TTC, avec une TVA à 19,6 % et une TVA à 5,5 %, la nuance est d’importance.
C’est ensuite parce que les restaurateurs te les cafetiers ne sont nullement tenus d’appliquer quelque réduction que ce soit. En fait, les professionnels de la restauration en France avaient défini 2 objectifs pour justifier leurs revendications d’une diminution de cette TVA, créer 40.000 emplois nets au sein de leurs entreprises d’ici à 2011, et modérer les prix de leurs additions. Mais 2 objectifs seulement et non 2 engagements fermes ! Ce qui fait qu’au final chacun fait un peu comme il veut.
Bien sur pour des raisons d’image et de marketing, les grandes enseignes devraient jouer le jeu. Les chaînes comme Accor, Barrière, BUFFALOgRILL qui ont déjà imposé dans la plupart de leurs établissements l’écriteau officiel « La TVA baisse» les prix aussi, mais qu’en sera-t-il des indépendants de loin les plus nombreux et qui n’ont pas les reins aussi solides pour affronter la crise ! Nombre d’entre eux ont déjà prévenu, la baisse de la TVA leur servira tout d’abord à renflouer leurs caisses mises à mal par le ralentissement de la consommation consécutif à la récession ambiante et tant pis pour les clients qui devront attendre la reprise.
Quant à l’état qui a beaucoup communiqué sur cette opération, le moins que l’on puisse dire est que pour lui l’addition sera des plus salées ; et les experts du ministère des finances ont en effet calculé que le manque à gagner avec des taxes réduites s’élèverait à 3 milliards d’euros en année pleine. mais il vrai qu’avec plus 186 000 établissement disséminés partout en France et plus de 900 000 emplois répertoriés, le secteur de la restauration pèse son poids, non seulement économiquement mais aussi d’un point de vue politique et électoral, il n’est donc jamais bon de se le mettre à dos. D’où m’intention particulière qui lui est accordée, c’est bien connu, quand on aime on ne compte pas.




































