José Saramago s’en prend à Silvio Berlusconi
Depuis plusieurs semaines, l’écrivain portugais José Saramago ne ménage pas ses critiques à l’encontre de Silvio Berlusconi. Dans son dernier ouvrage intitulé « Le cahier» , Saramago ne mâche pas ses mots, « Au pays de la Mafia et de la Camorra, quelle importance peut avoir le fait, pourtant avéré, que le premier ministre soit un délinquant ».
La semaine dernière dans une chronique publiée dans le journal espagnol El Pais, Saramago avait assumé ses propos. En parlant de Berlusconi, il parlait de « maladie qui menaçait d’être la cause du décès moral du pays de Verdi» .
José Saramago est un écrivain engagé, membre du parti communiste depuis la fin des années 40, il s’était d’ailleurs présenté aux dernières élections européennes au Portugal mais dans une position non éligible. Prix Nobel de littérature en 1998, Saramago vit en Espagne depuis le début des années 90. Son ouvrage « L’Évangile selon Jésus-Christ» avait provoqué la colère d’une partie de la classe politique portugaise et des responsables des églises. Il avait alors décidé de quitter le Portugal pour s’installer dans le pays voisin. Saramago fait également partie des voix les plus critiques vis-à-vis du gouvernement israélien, il est d’ailleurs membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.
Les propos virulents prononcés à l’encontre de Silvio Berlusconi ne sont donc qu’un épisode de plus dans l’engagement politique de l’écrivain portugais José Saramago.




































