Maroc-UE • Pour un partenariat sincère et confiant
Le partenariat entre le Maroc et l’Union Européenne a été renforcé en 2008, et ce, à travers le statut avancé le rapport d’étape sur la politique européenne de voisinage, un rapport rendu public il y a 1 mois.
C’est dans cet état d’esprit que s’est tenue à Rabat, ces jours derniers, la première réunion plénière des deux parties depuis l’adoption du statut avancé en octobre dernier au Luxembourg.
« Le partenariat Maroc-Europe des 27 s’inscrit dans un élan ascendant est en perpétuel enrichissement » ont ainsi affirmé les partenaires. Et ce d’autant plus que cette session se tenait la veille de la nouvelle programmation financière 2011-2013, et constitue « une réelle opportunité pour identifier les moyens à mettre en œuvre de part et d’autre afin de consolider les acquis et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc-Union Européenne ».
Pour sa part, le directeur général des relations extérieures de la Commission Européenne, qui conduisait la délégation de représentants du conseil de l’Union et de la Commission Européennes, a appelé à conclure au plutôt les négociations conformément au objectifs arrêtés par les deux parties. La décision des 27 de densifier leurs relations avec le Maroc démontre en premier lieu que les autorités marocaines ont su mener les réformes politiques et économiques qui étaient nécessaires à ce rapprochement assez remarqué. Le représentant de l’Union Européenne affirmant que l’Europe ne peut que soutenir un agenda de réformes nationales ambitieux. Il a assuré que « L’Union Européenne usera de tous les moyens dont elle dispose pour permettre au Maroc d’intégrer de manière progressive le marché intérieur de l’Union ». Pour sa part, l’ambassadeur de la République Tchèque au Maroc – représentant à la présidence européenne en cours – a affirmé que la présidence tchèque souscrit entièrement aux conclusions de la commission européenne et du Maroc qui ont tout deux mis en exergue l’importance du travail continu dans le cadre de la politique européenne de voisinage. Mais la question de la lutte contre l’immigration illégale et la question délicate de la réadmission des illégaux expulsés des territoires de l’UE, a aussi été au centre des discussions. Les uns (européens) plaidant un renforcement de la lutte au Maroc contre les filières migratoires illégales parce que c’est devenu un enjeu électoral majeur en Europe ; les autres (au Maroc) plaidant pour une réciprocité d’avancer dans le cadre des migrations légales et de la facilitation des procédures d’obtention des visas. Rien n’est donc réglé, et le fait d’en parler est sans doute déjà en soi un progrès.




































