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Algérie • La Kabylie commémore son printemps berbère

C’est à partir d’aujourd’hui qu’auront lieu en Algérie les commémorations des anniversaires du printemps berbère et du printemps noir. Né de l’annulation d’une conférence de l’écrivain Mouloud Mammeri sur la poésie Kabyle ancienne, le printemps berbère n’est autre que ce vaste mouvement de révoltes et de contestations en Kabylie et à Alger en 1980. Et c’est lors des commémorations de ce printemps berbère en 2001 que des violentes émeutes ont éclaté en Kabylie après la mort d’un jeune étudiant dans un commissariat de police. Emeutes violement réprimées, plusieurs dizaines de personnes tuées. Ces événements ont été alors baptisés printemps noir.
Le printemps berbère on est déjà à sa 29e édition, nous rappelle aujourd’hui El Watan qui précise que l’essentiel des commémorations se déroulera pendant une semaine dans la wilaya de Tizi-Ouzou notamment à travers une série de conférences sur la revendication Amazigh et l’Etat-nation. Le quotidien tente justement de voir où en est le mouvement 29 ans après, selon lui, forcé de constater qu’aujourd’hui le mouvement culturel berbère semble faire partie des vieux meubles. Fini en effet les grandes manifestations et les marches populaires organisées par le Comité des Arouchs auxquelles prenaient part les partis du FSS et du RCD. Même les commémorations du 8e anniversaire du 18 avril 2001 se limitent à leur plus simple expression : le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du lycéen Massinissa Guermah tué, on s’en souvient, dans l’enceinte d’une gendarmerie.
Que reste t-il aussi de ce combat du printemps noir de 2001 ? S’interroge La Dépêche de Kabylie. La région change nous dit ce quotidien ; preuve, en est peut-être, le taux de participation élevé aux dernières présidentielles algériennes. Le mouvement de la contestation s’essouffle au rythme des tiraillements internes au sein des mouvements citoyens.
La conclusion revient au quotidien Liberté qui, tout en dressant le même constat, rappelle qu’après des années de combat et de très lourds sacrifices, l’essentiel a pu être arraché. L’Amazigh est enseignée aujourd’hui à l’école, elle est reconnue comme langue nationale et une chaîne de télé thématique, venant de voir le jour, lui est entièrement consacrée.

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Posté par R. Maghari le 18 avril 2009

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