Attentes américaines de la tournée européenne de Barack Obama
Le président américain Barack Obama est arrivé à Londres à l’avant-veille du G20. Une première tournée à l’étranger qui verra s’enchaîner les sommets avec l’Otan et l’Union Européenne (UE).
C’est désormais un programme très chargé qui attend le président Obama lors de première tournée à l’étranger. Les sommets vont s’enchaîner durant la semaine en cours (le G20 sur la crise économique à Londres, Otan et sécurité internationale à Strasbourg, relations bilatérales avec l’Union Européenne à Prague). Le locataire de la maison blanche aura forte affaire pour convaincre tous ses partenaires.
Pour Barack Obama, le défi pour cette première sortie à l’étranger est de s’assurer que les vivats qu’il ne manquera pas de soulever dans les rues se prolongeront dans les salles de conférences où il va rencontrer ses pairs.
Le succès n’est pas garanti et certaines frictions semblent inévitables. Première épreuve, le G20 de Londres, les Etats-Unis auraient aimé voir les autres économies mondiales les imiter par de généreux plans de relance, mais les responsables européens disent non par crainte de trop gros déficits. Le premier ministre de la République Tchèque, qui occupe la présidence tournante de l’Union Européenne, a qualifié la politique américaine de « Route vers l’enfer» .
Au sommet de l’Otan, Barack Obama aura du mal à obtenir de ses alliés une plus large participation militaire aux opérations en Afghanistan. Lors de son premier entretien avec le président russe Dimitri Medvedev, celui-ci voudra prouver qu’il est aussi dur que le premier ministre Vladimir Poutine. Entre les 2 pays, le plus important est maintenant le renouvellement de l’accord START, le traité sur la réduction des armes stratégiques, qui expire à la fin de l’année.
Barack Obama a préparé le terrain pour ses débuts internationaux. Il a eu de fréquents entretiens téléphoniques avec nombre de dirigeants, l’annonce de la fermeture de Guantanamo, la réduction des forces américaines en Irak, sa nouvelles stratégie en Afghanistan et au Pakistan ont été en général bien accueillis dans les chancelleries.
La grande différence avec George Bush, disent ses collaborateurs, c’est qu’il est prêt à écouter. Pour restaurer l’image de l’Amérique, il ne veut pas dicter mais diriger en montrant l’exemple notamment dans le domaine économique.
L’Europe suivra t-elle ? C’est tout l’enjeu de cette semaine transatlantique du jeune président américain. Barack Obama a conquis les foules, il lui faut maintenant convaincre ceux qui les gouvernent.





































