L’armée israélienne au centre d’une nouvelle tourmente
Il s’agit de révélations qui accablent l’armée israélienne. Plusieurs soldats affirment avoir été témoins d’exactions commises contre des civils palestiniens lors de l’offensive militaire dans la bande de Gaza, une affaire qui fait grand bruit en Israël.
Après les vives critiques essuyées au lendemain de la guerre au Liban en 2006, l’institution militaire israélienne doit maintenant affronter la tempête suscitée par la publication de témoignages évoquant des exactions commises sur des civils palestiniens par ses soldats, lors des récentes opérations menées dans la bande de Gaza, lesquelles avaient provoqué la mort de 1300 palestiniens.
L’affaire risque de faire du bruit, plusieurs soldats qui ont participé à l’offensive de l’armée israélienne dans la bande de Gaza en janvier dernier ont raconté avoir entendu ou assister à des cas d’exactions contre la population palestinienne. Ces appelés, anciens de la même académie militaire, s’étaient réunis pour partager leurs expériences. Ils ont rapporté des cas de déprédations et de vandalisme dans des maisons, d’inscriptions de graffitis sur les murs, mais encore plus grave, ils ont aussi parlé de mort de civil et notamment d’un tireur d’élite israélien qui aurait tué une mère palestinienne et ses deux enfants au seul motif qu’ils avaient pris la rue dans le mauvais sens quand ils avaient été autorisés à sortir de leur maison.
Ces publications, qui ont été publiées par Haaretz, ont aussitôt été relayées par tous les médias israéliens, tandis que le procureur militaire général a ordonné à la police de l’armée d’ouvrir une enquête. « Toute la lumière doit être faite, et si des soldats ou des officiers doivent être sanctionnés, ils le seront » a assuré le ministre de la défense Ehud Barak.
Ces révélations ont d’autant plus choqué le public que l’armée israélienne, qui n’est pas une armée de métier mais de construction et de réservistes, forme ses soldats à un code d’étique très strict qui leur interdit formellement de tirer sur des civils non combattants, de se livrer au pillage et même d’obéir aux instructions d’un supérieur si ces instructions son manifestement illégales.
L’opération « Plomb durci» avait tété soutenue par l’opinion israélienne malgré les pertes très lourdes infligées à la population palestinienne, mais ce soutien n’ira pas jusqu’à couvrir des abus, quelques soient les circonstances et le grade de ceux qui s’en sont rendus coupables.





































