France • Projet de loi pénitentiaire de Rachida Dati
La mesure phare et sans doute la plus avancée reste celle qui concernant les aménagements de peines. La détention provisoire deviendrait l’exception et non la règle. Les prévenus bénéficieraient des bracelets électroniques. Idem pour les condamnés, du moins si leur peine est inférieure ou égale à 2 ans. Par ailleurs, les travaux d’intérêt général ou encore les semi-libertés, seraient étendus ou condamnés à 2 ans de prison contre 1 an actuellement.
Mais à l’intérieur entre les murs, la vie du détenu risque de changer assez peu. Outre le téléphone accessible pour les prévenus ou encore l’obligation d’accès à une activité, la question cruelle et cruciale de l’encellulement individuel – pourtant inscrite dans le code de procédure pénale et largement bafouée – ne semble pas regelée. Le principe est certes affirmé dans le texte de la commission des lois, mais contrebalancé quelques lignes plus loin par la possibilité finalement de faire cohabiter des détenus ensemble.





































