Nicolas Sarkozy a voulu faire preuve de fermeté et d’ouverture
Poursuivre les réformes tout en tenant compte des inquiétudes des français face à la crise, c’est le message qu’a voulu faire passer le président Nicolas Sarkozy à la télévision.
Notons que les syndicats en France appellent à la mobilisation contre la politique du gouvernement, les 8 organisations se réuniront lundi prochain pour décider ou non d’une nouvelle manifestation. C’est donc la réaction hier au lendemain de l’intervention de Nicolas Sarkozy à la télévision, un président de la république qui était très attendu.
« Face à une crise telle que le monde n’en a pas connu depuis un siècle» , ce sont ses mots, et une semaine après une journée de manifestations qui a jeté entre 1 et 2 millions de personnes dans les rues, Nicolas Sarkozy a tout à la fois voulu faire preuve de fermeté et d’ouverture hier soir. Durant un peu plus de 90 minutes, le président français a affiché sa volonté de poursuivre les réformes engagées tout en disant tenir compte des inquiétudes légitimes face à la dégradation de la situation économique et sociale en France.
C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a promis de consacrer 1 milliards 400 millions d’euros – les intérêts des prêts accordés par l’état aux banques dans le cadre du plan de sauvetage – à aider les plus démunis et donner rendez-vous aux partenaires sociaux à partir du 18 février prochain afin d’engager une vaste concertation pour laquelle il ouvert un certain nombre de pistes : une augmentation des allocations familiales, la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu, une meilleurs indemnisation du chômage partiel ou encore un nouveau partage des profits plus favorable aux salariés coactionnaires.
Face à cette pincée de social, Nicolas Sarkozy a aussi fait un geste envers les entreprises en s’engageant à supprimer la taxe professionnelle dès l’an prochain, histoire de les encourager à ne plus délocaliser, et trouver avec les élus locaux un impôt de remplacement pour compenser le manque à gagner des collectivités locales.
Pour le reste, Nicolas Sarkozy a confirmé avoir fait le pari d’une relance par l’investissement. Il est donc resté sourd aux demandes des syndicats et de l’opposition d’une relance par la consommation via une augmentation des salaires et notamment du SMIC.





































