UPM • Coopération interbancaire entre le nord et le sud de la méditerranée
L’alliance de huit banques du nord et du sud de la méditerranée pour de meilleurs transferts financiers des immigrés, c’est le contenu d’un accord conclu hier à Paris.
Première application concrète de l’Union Pour la Méditerranée. Trois établissements marocains sont parties prenantes de ce projet.
C’est l’une des principales sources de devises pour els pays du Maghreb, les transferts d’argent de leurs ressortissants partis travailler à l’étranger. Pour les faciliter, huit banques de pays du nord et du sud de la méditerranée ont passé un accord à Paris. C’est la première application concrète de l’Union Pour la Méditerranée.
L’accord devrait être effectif dans les mois qui viennent, il sera l’une des applications très pratiques de l’Union Pour la Méditerranée lancée en juillet dernier à Paris. Concrètement, une nouvelle plateforme va être mise en place et qui permettra aux migrants désirant transférer de l’argent d’un pays à un autre de bénéficier de l’ensemble des réseaux des banques participantes. Ce qui offre quand même un éventail assez large d’environ 34.000 points de contact de part et d’autre de la méditerranée.
Parmi les banques participantes, on trouve les marocaines Attijariwafa Bank, CIH et Al Amana, l’égyptienne Bank Of Alexandria, la libanaise Farnça Bank et les Caisses d’épargne française et espagnole ainsi que l’italienne Intesa Sanpaolo. Soient 8 établissements qui s’attacheront également à proposer des produits d’épargne ainsi que des crédits immobiliers pour des acquisitions dans les pays d’accueil aussi bien que dans les pays d’origine.
Outre les particuliers, cette coopération interbancaire concernera également le financement de petites et moyennes entreprises. Il est aussi prévu un système de fidélisation par points semblable à ce qui se pratique déjà dans les compagnies aériennes.
L’offre intéresse les migrants, mais aussi les enfants d’immigrés de deuxième ou de troisième génération ayant acquis la nationalité du pays d’accueil, mais conservant un lien profond avec leurs pays d’origine. En tout, pas moins de 3 millions de personnes sont susceptibles d’être concernées pour un montant de flux estimé à 10 milliards d’euros. L’idée étant d’impliquer également les nombreux migrants qui utilisent bien souvent des réseaux parallèles mais aussi coûteux qu’incertains pour envoyer leur argent.





































