Impuissance diplomatique à propos du conflit israélo-palestinien
Le premier ministre israélien a affirmé, au 6ème jour de cette offensive israélienne sur la bande de Gaza, qu’Israël ne souhaitait pas une guerre longue et qu’elle ne souhaitait pas non plus élargir le front, mais Israël maintient et poursuit bien son opération. Une crise que tente de stopper, toujours en vain pour l’instant, la communauté internationale.
Première illustration de cette impuissance diplomatique, le conseil de sécurité des Nations Unies s’est divisé hier soir sur un projet de résolution qui appelle à la fin immédiate des combats. Le texte est signé de la Libye qui l’a déposé au nom du groupe arabe, il a été jugé partial et déséquilibré, notamment par les ambassadeurs américain et britannique. Le projet condamne en effet « les agressions israéliennes et l’usage disproportionné de la force par Israël (puissance occupante) », et il exige un cessez-le-feu immédiat, pas un mot pour condamner les tirs palestiniens de roquettes contre Israël.
Les discussions vont donc continuer pour amender et modifier le projet de résolution. Ces discussions qui pourraient déboucher sur une réunion du conseil au niveau ministériel, c’est ce que demandent les ministres des affaires étrangères de la Ligue Arabe qui étaient réunis hier au Caire. Ils ont prévu d’envoyer une forte délégation ministérielle à New York, ce week-end sans doute, le président palestinien pourrait même se joindre à eux. Si l’impasse persiste cependant à New York, les pays arabes pourraient alors songer à un sommet extraordinaire.
Autres initiative diplomatique, celle que mène la Turquie dont le 1er ministre parcourt la région depuis hier. L’initiative avait été précédée de consultations avec l’Egypte et c’est justement le président Moubarak que rencontre aujourd’hui Recep Tayyip Erdogan. La Turquie, alliée d’Israël mais partenaire de nombreux pays arabes, se mobilise contre une offensive israélienne qui pourrait détruire tous les efforts de paix dans la région. Déclaration diffusée hier en Syrie ou le 1er ministre turc a été reçu par le président Bachar el-Assad. La Turquie est-elle porteuse de propositions précises ? Le gouvernement garde le silence là-dessus, et on observera que Tayyip Erdogan n’ira pas en Israël lors de cette tournée qui s’achèvera samedi en Arabie Saoudite.
Il y a enfin les efforts de la France, ce qui tient à jouer un rôle majeur, même si sa présidence européenne vient de s’achever. Le président Sarkozy reçoit aujourd’hui la ministre israélienne des affaires étrangères. Tzipi Livni lui expliquera la position d’Israël, un cessez-le-feu maintenant, c’est hors de question. Israël qui, on le sait, a refusé la trêve humanitaire de 2 jours suggérée par Paris. Muni de ces explications, le président Sarkozy se lancera à son tour dans une médiation et une tournée dans la région à partir de lundi prochain, au programme, l’Egypte, la Cisjordanie, Israël puis la Syrie.




































