Mauritanie • La junte accorde une importance particulière aux états généraux de la démocratie
La junte militaire en Mauritanie ne renonce pas à son projet d’états généraux de la démocratie, elle y tient. Le président déchu et la coordination anti-putsch ont beau répété qu’ils n’y participeront pas. Les militaires avancent dans les préparatifs. Hier, la commission chargée de conduire cette concertation nationale a été installée.
Un comité chargé de superviser les journées de concertation en Mauritanie a été mis en place dans le cadre des préparatifs de ces assisses qui auront lieu samedi prochain à Nouakchott. Il s’agit des états généraux de la démocratie auxquels le pouvoir en place accorde une importance particulière.
Qualifiées d’une issue à la crise actuelle que traverse la Mauritanie depuis le 6 août dernier, ces journées de concertation permettront, entre autres, de dégager une feuille de route pour un retour concerté et acceptable à la légalité constitutionnelle. Le comité de supervision dont la présidence a été confiée à un ancien ministre de feu Moktar Ould Daddah (premier président de la Mauritanie indépendante), essaiera autant que faire se peut de rapprocher les points de vue afin de dégager un consensus ou même d’assurer une meilleure sortie de crise.
Les états généraux auxquels prendra part le plus grand parti de l’opposition démocratique, en l’occurrence le Rassemblement des Forces Démocratiques d’Ahmed Ould Daddah, sont d’ores et déjà refusés par le front anti-putsch. Le général Ould Abdelaziz, qui dirige le conseil militaire au pouvoir en Mauritanie, a appelé toute la classe politique à prendre part à cette concertation qu’il qualifie « d’opportunité historique à ne pas rater» .




































