Chine, Japon et Corée du sud • Front uni contre la crise économique
Main dans la main face à la crise économique. Chine, Japon et Corée du sud oublient un temps leurs querelles politiques et jouent la carte de la coopération économique. Les trois géants d’Asie ont resserré les rangs samedi lors d’un sommet exceptionnel au Japon.
Ce sont donc les poids lourds de l’économie asiatique qui se sont retrouvés samedi pour un sommet économique et exceptionnel. La Chine, le Japon et la Corée du sud autour d’une même table pour coordonner leurs réactions à la crise économique.
Avant même d’avoir commencer ce sommet de Fukuoka, il s’annonçait historique. Pour la 1ère fois en effet dirigeants chinois, japonais et coréens se rencontraient pour une réunion trilatérale. Evènement de taille quand on sait à quel point les 3 pays se chamaillent régulièrement sur les questions liées à leur territoire ou à leur histoire. Le thème du jour devait mettre tout le monde d’accord, celui de la lutte contre les effets de la crise économique.
Dans leur communiqué final, les 3 partenaires ont convenu de renforcer leur coopération en matière économique. Une initiative motivée par les sérieux défis auxquels sont confrontées les économies et les marchés financiers à travers le monde. Ajoutant que l’Asie devrait jouer un rôle central dans le redressement de l’économie mondiale.
Plus concrètement la Corée, certainement la plus fragile des trois, a obtenu l’assurance d’un accès aux fonds des banques centrales japonaises et chinoises. Séoul garde en mémoire la chute libre de sa devise (le won) au début de l’automne, la Corée avait pratiquement épuisé ses réserves de change et se voyait de nouveau confrontée au syndrome de la crise asiatique de 1998, lorsqu’elle avait du être secourue par le FMI.
Il semble que cette fois, chinois, coréens et japonais veulent prendre leur destin en main, leurs 3 économies combinées représentent 75 % du PIB asiatique. Même si le Japon est officiellement en récession, l’archipel reste la 2ème puissance économique mondiale, et le gouvernement de Taro Aso compte bien redresser le cap avec un plan de relance à plus de 230 milliards de dollars. La Chine, elle, a beau ralenti, mais ses 9 à 10 % de croissance et ses premières réserves de change au monde, continuent de faire pâlir d’envie les grands pays occidentaux.




































