France • Implication de l» ultragauche» dans les sabotages sur le réseau ferré
En France, les 9 suspects interrogés dans le cadre de l’enquête sur les sabotages en série du réseau ferré ont été déférés au parquet, en vue de leur mise en examen pour association de malfaiteurs à caractère terroriste. Les suspects appartiennent à la mouvance dite de « l’ultra-gauche» .
Il y a d’abord un noyau dur composé de 5 personnes soupçonnées d’avoir jouer un rôle dans la série de sabotages qui a visé des installations ferroviaires ces dernières semaines. Son chef présumé, un homme de 34 ans, est supposé d’avoir diriger une structure à vocation terroriste, ce qui en France est un crime passible de 20 ans de prison. Quant aux 4 autres personnes, 3 femmes et 1 homme, elles ont en commun d’avoir participer à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, un délit passible de 10 années d’emprisonnement.
Ces 9 personnes étaient sous surveillance depuis le printemps dernier, dans le cadre d’une enquête préliminaire sur les activités d’un petit groupe versant dans la contestation violente. S’il n’y a pas de preuves formelles de leur implication dans les sabotages, les enquêteurs estiment cependant avoir réuni un faisceau d’indices suffisamment graves et concordants à leur encontre. Notamment le fait que plusieurs d’entre eux ont été aperçus à proximité des lieux de certaines dégradations au moment des faits, ou encore que des documents ou des objets compromettants, notamment des faux papiers, des gilets pare-balles, des outils suspects, des cartes des réseaux ferrés et des horaires des trains, ont été découverts à leurs domiciles.
Cette cellule invisible, comme le groupe s’était lui-même baptisé, s’était formée dans les années 2002-2003, et avait établie ses quartiers dans un petit village de la campagne corrézienne. A l’évidence, ses membres avaient noués des liens avec d’autres groupuscules du même genre agissant en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis. Et pour les enquêteurs, il s’agit de la mouvance dite « autonome », une gauche ultra-radicale qui se veut l’héritière de certains cercles éphémères qui s’étaient fait connaître dans les années 70, se voulant encore plus à gauche que l’extrême gauche, anticapitaliste, anti-électoralisme, anti-tout en réalité, et bien déterminée à atteindre l’état au cœur même de




































