Le poste frontière de Melilla pris d’assaut par des migrants illégaux
Brutal regain d’intensité dans les tentatives d’immigration illégale à la frontière de Melilla, dans le nord du Maroc.
Une centaine de clandestins ont essayé de forcer la grille partiellement endommagée par les récentes intempéries qui ont frappé le Maroc.
Et c’est à l’aube que ce groupe de ressortissants subsahariens s’est lancé à l’assaut du point de passage de Beni Nsar, pour tenter de pénétrer de force côté espagnol. Assaut, le mot n’est pas trop fort pour décrire la façon de procéder des illégaux, qui ont attaqué les forces de sécurités marocaines et espagnoles à l’aide de matériel tranchant et de pierres afin de les déborder. Selon la radio espagnole Cadena SER, les gardes frontières espagnols ont riposté par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.
Sur les 100 à 150 illégaux à l’origine de cette tentative, 84 ont été arrêtés dont 14 blessés. Des blessés légers également signalés au nombre de 7, selon l’Agence MAP, du côté des forces marocaines et espagnoles.
Ce n’est pas la première fois que des groupes d’illégaux subsahariens tentent ainsi de forcer le passage en direction de Melilla, ils profitent ces derniers jours des brèches ouvertes, en plusieurs endroits, dans la triple clôture de sécurité qui marque la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole, des brèches ouvertes par les intempéries de la fin du moi d’octobre. Samedi matin, 50 migrants subsahariens avaient été arrêtés après une tentative similaire et 7 autres, un jour plus tôt.
Il faut rappeler que ces grillages, frontières de l’Europe, font depuis plusieurs années l’objet d’assauts organisés par des groupes de clandestins, le plus souvent subsahariens qui se regroupent dans la région de Nador au nord du Maroc. On se souvient qu’en 2005, 14 d’entre eux avaient été tués dans des assauts similaires sur les grillages des enclaves espagnoles Melilla et de Sebta (Ceuta).



















































