Nouveau gouvernement au Maroc
C’est finalement le bout du tunnel pour le Premier ministre désigné. Contacté hier par Le Matin, il a affirmé que le gouvernement sera constitué au plus tard mardi prochain. «J’ai délivré, mercredi dernier, les portefeuilles ministériels et les noms des ministrables pour chaque parti de la majorité», a-t-il précisé.
Le chef istiqlalien a ajouté avoir pris connaissance des ministres sans étiquette politique (SEP) qui feront partie de son équipe gouvernementale. Abbas El Fassi a précisé à ce propos que la réponse des partis politiques concernés devait lui parvenir, hier jeudi en soirée, après que les chefs de ces formations en aient référé à leurs instances décisionnelles.
Avant donc l’ouverture du Parlement et en accélérant la cadence, El Fassi a pu arracher le consensus nécessaire à la formation de son gouvernement. Il aurait ainsi, plus ou moins, tenu sa parole de constituer l’Exécutif avant la session parlementaire d’octobre.
Nouveauté, le nombre des ministères a augmenté pour passer de 29 à 31 ou 32, y compris ceux de souveraineté.
Abbas El Fassi a finalement obtempéré au souhait insistant des partis de sa majorité, surtout le Mouvement populaire, l’USFP et le RNI, qui revendiquaient chacun un département en plus des quatre qui lui ont été alloués. «J’ai fait part de ce souhait à S.M. le Roi Mohammed VI, qui a bien voulu augmenter légèrement le nombre des ministères», tient à expliquer le Premier ministre désigné.
Seul le PPS se contentait de deux portefeuilles, estimant à travers son secrétaire général Ismaïl Alaoui que la qualité de la participation prévaut sur la quantité. Abbas El Fassi a précisé au Matin que «l’USFP, le MP et le RNI auront certainement cinq portefeuilles chacun, tandis que le PPS aura deux grands ministères». Prudent, le Premier ministre désigné n’a pas voulu dévoiler les noms des ministrables. Notons, au passage, que cette question n’a pas manqué de secouer fortement les partis de la majorité à coup de lobbyings et par presse interposée.
Après donc moult tractations, surenchères et tirs à la corde, la situation se débloque. Abbas El Fassi, qui entrevoyait le précipice imminent à cause de l’entêtement des partis de sa majorité à vouloir plus de ministères, peut aujourd’hui souffler. Il a pourtant tout fait pour calmer les ardeurs des uns et des autres, notamment au sujet de la présidence de la première Chambre. Il a subi des critiques acerbes à propos de la non « ministrabilité» des recalés.
Sans oublier le rejet par les partis de sa majorité de l’architecture initiale du gouvernement. Il a fallu, donc, l’arbitrage royal pour aboutir à une sortie de crise honorable.
Moralité, les partis de la majorité ont presque fait dans le «syndicalisme politique» pour avoir gain de cause. Et ils ont réussi. Ce qui ne signifie pas pour autant un échec pour le Premier ministre désigné, qui a mené des négociations, certes ardues, mais respectueuses des règles, avec en sus un brin de courtoisie.
C’est la première fois qu’un Premier ministre désigné se déplace jusqu’au domicile des chefs des partis de sa majorité pour écouter leurs propositions. En attendant donc la liste officielle des membres de l’équipe El Fassi, les regards sont braqués sur l’ouverture du Parlement et les surprises qu’elle peut apporter.
Après donc moult tractations, surenchères et tirs à la corde, la situation se débloque. Abbas El Fassi, qui entrevoyait le précipice imminent à cause de l’entêtement des partis de sa majorité à vouloir plus de ministères, peut aujourd’hui souffler. Il a pourtant tout fait pour calmer les ardeurs des uns et des autres, notamment au sujet de la présidence de la première Chambre. Il a subi des critiques acerbes à propos de la non « ministrabilité» des recalés.
Sans oublier le rejet par les partis de sa majorité de l’architecture initiale du gouvernement. Il a fallu, donc, l’arbitrage royal pour aboutir à une sortie de crise honorable.
Moralité, les partis de la majorité ont presque fait dans le «syndicalisme politique» pour avoir gain de cause. Et ils ont réussi. Ce qui ne signifie pas pour autant un échec pour le Premier ministre désigné, qui a mené des négociations, certes ardues, mais respectueuses des règles, avec en sus un brin de courtoisie.
C’est la première fois qu’un Premier ministre désigné se déplace jusqu’au domicile des chefs des partis de sa majorité pour écouter leurs propositions. En attendant donc la liste officielle des membres de l’équipe El Fassi, les regards sont braqués sur l’ouverture du Parlement et les surprises qu’elle peut apporter.
Le Matin




































