Le Missouri, état symbolique dans la campagne présidentielle américaine
Le marathon électoral aux Etats-Unis est presque fini, mais presque seulement car dans les deux cas, c’est jusqu’à la toute dernière minute que les candidats vont ratisser les états clés, les 4 ou 5 mêmes états donc. Pas de repos non plus pour les bénévoles, ceux de la campagne Obama annoncent par exemple 400.000 contacts par jour avec les électeurs, et la cadence va encore augmenter pendant le week-end. Parmi ces états clés qui peuvent toujours basculer d’un côté ou de l’autre, il y a le Missouri au centre des Etats-Unis.
Parmi les états clés de l’élection américaine du 4 novembre, le Missouri n’est pas un de ceux qui fournissent un très gros contingent de grands électeurs, 11 seulement, mais ils s’attachent à ce vaste territoire sur la rive ouest du Mississipi, une sorte de superstition, il a toujours choisi le vainqueur de chaque élection présidentielle. L’élection de 1956, Eisenhower l’avait alors gagné et les scrutins de 2000 et 2004 qui virent l’élection, puis la réélection de George Bush.
C’est dire que les experts scrutent les pulsions électorales de cet état emblématique de l’Amérique profonde, comme de son voisin l’Indiana, de l’autre côté de l’» Oldman River» , comme disent les chanteurs de Blues, autrement dit le Mississipi.
Le Missouri est au centre des Etats-Unis à tous égards, géographiquement, économiquement et politiquement. Sa capitale, Saint Louis, doit son nom au roi de France Louis IX dit Saint Louis, mais reste très attachée à l’est des Etats-Unis. Kansas City fondée également par les français, s’apparente plutôt au Far West républicain et le nord de l’état, très agricole, vote en général démocrate. Barack Obama s’y rend d’ailleurs aujourd’hui et , rappelle St Louis Today, « les électeurs que les sondages donnent aujourd’hui en légère majorité pour John McCain, devront dans quelques jours faire face à beaucoup d’inconnus ». Le Kansas City Herald signale qu’une famille du crue, les Johnston, s’est un peu émue de se voir embarqué, sans en avoir demander, dans un message publicitaire de Barack Obama, mais a obtenu de pouvoir discuter des sujets économiques avec l’épouse du candidat démocrate à la maison blanche, Michelle Obama. Le Columbia Tribune évoque la mobilisation de l’université de cette grande ville de l’état à l’occasion de la visite d’Obama aujourd’hui. Dans l’Indiana, on assiste surtout à un fort taux de mobilisation « Assurez-vous que votre décision sera prise en compte quoi qu’il arrive », titre l’Indianapolis Recorder. L’Indiana Star indique qu’Obama bénéficierait localement d’une avance infime sur John McCain 0,3 %, mais que les experts de la politique locale n’excluent aucune hypothèse. Avec une marge aussi étroite, on les comprend. Il est clair donc que de part et d’autre du Mississipi, tout peut encore arriver.



















































