Crise financière • Les Etats-Unis s’inspirent du plan européen
Le spectre de la récession plane sur les Etats-Unis
C’est pour la première fois, hier soir aux Etats-Unis qu’une responsable de la FED (banque centrale) a employé le mot « Récession» . Une croissance négative après 3 trimestres renforce l’urgence d’agir plus clairement pour soutenir l’activité. C’est ce qu’a fait hier soir le secrétaire d’état au trésor en dévoilant les nouvelles mesures du plan Paulson.
Le président Bush, dans une déclaration matinale, a presque du s’excuser auprès des américains peu habitués à un tel interventionnisme. Mais, a-t-il expliqué, l’alternative, le gel du crédit est inacceptable. Le trésor américain va donc acheter des actions de 9 grandes banques dont Citigroup, Bank Of America et Wells Fargo qui vont se retrouver avec 120 milliards de dollars dans leurs caisses, les 125 autres milliards sont réservés aux 8500 petites banques des Etats-Unis qui font en général preuve d’une beaucoup plus grande discipline et ne souffrent pas vraiment d’un manque de liquidité.
Le secrétaire au trésor a du faire appel au patriotisme des patrons des grandes banques pour qu’elles acceptent la participation du gouvernement, car beaucoup n’ont pas besoin de cette manne fédérale. Il y a évidemment toujours le risque qu’ils préfèrent amasser ces fonds au lieu de les mettre à la disposition de leurs clients. Les banques pourront racheter les parts de l’état lorsque la crise sera terminée, celles qui participeront au programme devront aussi accepter un plafond aux salaires de leurs cadres qui devront renoncer à leurs parachutes dorés.
Si le président Bush, avant de faire son annonce, a tenu à téléphoner à Nicolas Sarkozy qui assure la présidence tournante de l’Union Européenne, c’est que le nouveau plan américain s’inspire de celui ides gouvernements européens qui, dès le début de la tourmente, sont intervenus massivement pour sauver leurs institutions financières. Les Etats-Unis, qui s’étaient opposés au départ à cette politique, s’y sont finalement ralliés la considérant comme la plus éfficace pour stabiliser leur système bancaire.




































