L’huile d’argan, le nouvel or du Maroc
Certains l’appellent effectivement le nouvel or du Maroc, l’huile d’argan. Les femmes berbères l’utilisent depuis des générations comme ingrédient pour la cuisine ou comme produit cosmétique, aujourd’hui, les européennes ou les américaines remplacent peu à peu leurs crèmes de beauté par cette huile magique et 100 % naturelle.
Sur les sites Internet qui vendent des produits biologiques, l’hile d’argan fait fureur, gels douche, shampoings, crème, masques ; les marques cosmétiques s’emparent de ce produit aux nombreuses vertus contre la chute de cheveux, les rides ou l’acné, on dit qu’elle a également des vertus médicinales. Avec son goût de noisette, l’huile d’argan est aussi de plus en plus prisée dans les cuisines.
De gros intérêts financiers se misent donc sur cette culture traditionnelle, parfois le litre d’huile d’argan peut atteindre 1000 euros, chose qui pousse les berbères à craindre donc l’émergence d’une production de masse. Pour l’instant, la production locale, ou les coopératives de traitement emploient exclusivement des femmes, fait vivre 2 millions de personnes au Maroc.
La déforestation reste également l’un des dangers qui plane sur cette culture, aujourd’hui il y a 21 millions d’arbres, principalement dans les montagnes de l’Atlas, mais près de 600 hectares de terres d’arganiers disparaissent chaque année à cause de la sécheresse notamment.
En attendant, les chèvres ne changent pas leurs habitudes, elles continuent à raffoler des arganiers sans trop se poser de questions.



















































