Etats-Unis, y’aura-t-il une issue à la crise financière ?
Aux Etats-Unis on est toujours en quête d’une issue à la crise financière, nouvelle version du plan Paulson de sauvetage sera soumise aujourd’hui au sénat avant la chambre des républicains. Le président Bush et les 2 candidats à sa succession appellent une fois de plus les élus à braver les réticences de l’opinion et à faire adopter ce plan. Cette fois-ci, les marchés financiers semblent y croire et reprennent des couleurs.
C’est devenu depuis 10 jours le feuilleton qui anime les places financières, la mise en place aux Etats-Unis d’un plan de sauvetage et de purge de la bourse, c’est le plan Paulson du secrétaire au trésor. Un plan qui est en fait âprement discuté à la fois avec les élus démocrates et républicains au congrès, et après un premier échec surprise lundi devant les représentants, il devrait peut-être être soumis dans la soirée au sénat sous une forme remaniée, cette fois les bourses semblent y croire et repassent au vert.
Dix jours se suivent mais ne se ressemblent pas à Wall Street. Après un plongeon historique de près de 800 points lundi, rebond mardi avec le Dow Jones reprenant presque 500 points. Que s’est-il passé ? Les investisseurs ont repris confiance à la perspective d’une adoption d’ici à la fin de la semaine du plan de sauvetage gouvernemental par le congrès. Le président Bush a, une nouvelle fois, souligné l’importance d’agir rapidement et il a expliqué aux américains que les 70 milliards provenant de leurs impôts n’étaient pas un cadeau à des financiers imprudents, mais un prêt qui pourra, une fois la crise surmontée, leur rapporter des dividendes. C’est ce que nombre de parlementaire essaie maintenant d’expliquer aux électeurs sceptiques, au même temps d’ailleurs que les candidats à la présidence qui se sont entretenus par téléphone avec George Bush. Barack Obama et John McCain sont en faveur du plan, même si chacun a ses réserves, ils ont tout deux fait la même suggestion, ils souhaitent que le FDC (l’organe fédéral d’assurance des dépôts bancaires) porte de 100.000 à 250.000 dollars la garantie des dépôts des particuliers et des petites entreprises, cela encouragerait les épargnants à ne pas retirer leur argent des banques, car en dépit du léger optimisme qui règne, le crédit reste toujours très difficile à obtenir, or c’est le poumon de l’économie américaine.
Chaque partie doit donc convaincre ses rebelles et de faire passer l’intérêt national avent celui de leurs électeurs toujours hostiles au plan.




































