George Bush • Le plan Paulson n’est pas mort
Redonner confiance, George Bush est une fois monté au créneau, le président américain promet aux citoyens du monde que le plan Paulson n’est pas mort. Dans l’espoir de nouvelles mesures, les places boursières rebondissent.
George Bush est remonté au front aujourd’hui après le rejet hier de la chambre des représentants du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars pour sauver Wall Street, « nous sommes dans une situation urgente dont les conséquences seront pires chaque jour si nous n’agissons pas, mais ce n’est pas la fin du processus législatif » a-t-il déclaré en s’exprimant pour les citoyens américain certes, mais pour « les citoyens du monde» a-t-il bien précisé. Le président américain, par la même, a tenté de rassurer les inquiétudes outre-atlantique, tenté aussi d’expliquer en détail ce plan Paulson qui va être une nouvelle fois remanié pour convaincre les plus rebelles.
Pour la3ème fois en moins d’une semaine, le président Bush a essayé de restaurer une sentiment qui a chuté autant que la bourse de New York, la confiance des américains dans leur système financier. D’un ton presque plaintif, il a demandé au congrès de se remettre au travail, le plutôt une loi sera approuvée, le plutôt il sera possible de redresser la situation.
George Bush a dit quelque chose qu’il aurait du dire bien avant, il a expliqué aux américains que les 700 milliards de dollars proposés pour mettre fin à la crise n’étaient pas un investissement à fonds perdus, les créances rachetées par le gouvernement, si elles ne valent pas grand-chose aujourd’hui, retrouveront de la valeur lorsque le marché immobilier aura retrouvé sa bonne santé, en clair, il ne s’agit pas d’un don à Wall Street, mais d’un prêt qui pourra avec le temps rapporter des dividendes, c’est le scénario optimiste.
Certains économistes disent que le plan s’il aidera à calmer les marchés, ne sauvera pour autant les Etats-Unis de la récession.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Les négociations vont sans doute reprendre, des modifications devront être apportées au plan pour satisfaire les populistes de la droite comme de la gauche. En cas d’impasse continue, le trésor et la Réserve Fédérale devraient continuer d’agir au cas par cas, sauver certaines banques et en laisser d’autres périr, mais leurs fonds ne sont pas inépuisables et il arrivera un moment ou les caisses seront vides. Chaque partie a donc maintenant à convaincre ses rebelles de faire passer l’intérêt national avant celui de leurs électeurs hostiles au plan.
Wall Street semblait avoir retrouver un certain optimisme puisqu’à la mi journée, le Dow Jones avait regrimpé et dépassé les 300 points.




































