El Nene sera extradé au Maroc
La plus haute juridiction pénale d’Espagne aurait donné son feu vert pour l’extradition vers le Maroc d’El Néné.
Celui qui est considéré comme l’un des plus gros trafiquants de haschich au monde, évadé de Kenitra, pourrait retrouver le chemin des prisons marocaines, c’est en tout cas ce que croit savoir le quotidien espagnol El Faro digital.
C’est en effet ce qu’écrit ce journal d’Almeria dont les informations ont été reprises par l’agence marocaine MAP.
La sentence de l’audience nationale a été rendue à la demande du gouvernement marocain, les documents avaient été transmis à Madrid après l’arrestation du baron de la drogue en avril dernier dans l’enclave de Sebta. C’est alors en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par Rabat que la police espagnole avait arrêté le trafiquant, car l’Espagne quant à elle n’avait rien à lui reprocher. L’affaire a traîné en longueur car El Nene et ses avocats ont joué tout au long de la procédure sur sa double identité et sa double nationalité. Celui qu’on surnomme El Nene est en effet né à Sebta où il est enregistré comme espagnol sous le nom de Mohammed Taieb Ahmed, mais il est également de nationalité marocaine, et pour l’état civil marocain, il est Mohammed Taieb El Ouazzani. La défense du trafiquant a donc prétendu que l’homme arrêté à Sebta en avril dernier n’était pas celui qui avait été condamné à 8 ans de prison par la justice marocaine et qui s’était évadé de la prison de Kenitra quelques mois auparavant.
Avec d’ailleurs une première victoire à l’échelon de l’audience provinciale, la juridiction andalouse avait refusé son extradition il y a quelques semaines. Il semble que ce soit alors Interpole qui est permis de débrouiller les chevaux en communiquant à l’Espagne les empruntes digitales d’El Nene, qui ont donc permis d’établir son identité de manière irréfutable.
Après ce probable feu vert de l’audience nationale donc, il y a encore 2 étapes à franchir avant que le Maroc puisse pour de bon récupérer El Nene, la 1ère c’est un recours devant le tribunal suprême espagnol, le délai curerait jusqu’à ce soir, et la 2ème étape c’est la décision du politique, c’est-à-dire du gouvernement Zapatero.




































