Algérie, la colère des jeunes flambe toujours à Oran
Hier après un bref répit, troubles et violences ont de nouveau enflammé la ville, le dispositif policier a été resserré, il y a eu de nouveaux blessés. Des émeutes, selon l’analyse de la presse privée algérienne, qui prennent racine dans le profond malaise social du pays tout entier.
Oran n’a connu donc que quelques heures de répit hier avant que les émeutes ne repartent de plus belle dans plusieurs quartiers de la ville, 3 jours de troubles et d’affrontements dont le football a été le détonateur, un centre-ville déserté par ses habitants et hérissé de débris, et le journaux privés enfoncent le clou ce matin, à Oran comme partout ou surgissent les éruptions de violence, c’est la remise en cause d’un système qui a privé le peuple de son état et de son droit de citoyenneté, l’analyse du quotidien d’Oran vaut pour la quasi-totalité de ses confrères.
« Le feu de la révolte couvait depuis un moment déjà comme il couve d’ailleurs dans tout le reste du pays » voila donc ce qu’a écrit ce matin le quotidien d’Oran, avant de poursuivre « il n’y a guère que nos ministres et autres responsables pour afficher le sentiment que l’Algérie va bien, alors que le pays est au bord de l’explosion généralisée » ; dans son édition datée d’aujourd’hui, le quotidien français Le Monde estime qu’à défaut d’une vie politique crédible, les émeutes sont devenues une forme d’expression banalisée en Algérie. Le fait est que ces derniers mois, ces mouvements ont pris un tournant de plus en plus violent, il y a eu Chlef, Berriane il y a 2 semaines et maintenant Oran, 3ème jour de violence hier, 3 jours après la relégation du Mouloudia locale en 2ème division, Oran donc joue les prolongations, les émeutes sont repris hier matin avant l’arrivée de nouveaux renforts de police, les manifestants ont été dispersés à coups de bombes lacrymogènes, 3 jours d’émeutes et des dégâts importants, des dizaines de véhicules incendiés, des bâtiments publics saccagés, des commerces pillés, on compte également de nombreux blessés dans les rangs des forces de l’ordre, le journal Le Monde parle même d’1 policier tué plus de 200 émeutiers arrêtés. Selon l’agence de presse algérienne APS, le calme qui prévaut ce matin à Oran, la ville reste quadrillée par un important dispositif de sécurité.














































