Algérie et paradoxe du carburant !

Bien que l’Algérie soit producteur de pétrole et de gaz, les importations algériennes en essence ont explosé ces dernières années, selon le dernier rapport de l’Agence nationale de l’énergie. Hausse au-delà de la demande des automobilistes, manque d’investissement dans de nouvelles infrastructures.
Depuis trois ans, l’Algérie importe du carburant pour ses besoins nationaux. Cela aurait pu être paradoxal pour un pays producteur de pétrole et de gaz. Mais il existe une explication à cette situation. L’investissement en raffinage de brut a chuté ces dernières années entraînant un effondrement de la production de l’essence et du gasoil à plus de 35 %. L’Algérie n’a pas construit de nouvelles raffineries depuis 40 ans. La raffinerie d’Adrar dans le sud-ouest est la seule structure entrée en production ces dernières années. L’Algérie produit actuellement 22 millions de tonnes de pétrole raffiné. La réhabilitation es raffineries et les incidents à répétition dans un certaines d’entre elles (Skikda) ont freiné la production.
Parallèlement, la demande en gasoil et en essence a explosé en Algérie, avec une hausse annuelle de 10 % selon SONATRACH. Une augmentation également liée à l’importance du parc national automobile algérien, qui a connu un accroissement de 25 %. En 2012, l’Algérie a importé 570000 véhicules contre 390000 en 2011.

14 juillet 2013

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