Algérie • Augmentation de 20 % du salaire minimum

La presse algérienne d’aujourd’hui tablait sur des négociations jusque tard dans la nuit, mais il semblerait que le dialogue gouvernement-patronat-syndicat (la fameuse tripartite) ait achevé ses travaux dans la mi-journée avec, pour l’instant annoncé, un résultat qui ne devrait pas satisfaire les syndicats. L’augmentation de 20 % du salaire minimum qui va passer à 18.000 dinars (180 euros).
Le salaire minimum en Algérie sera augmenté de 20 % soit de 3000 dinars (30 euros de plus) par mois à partir de janvier prochain. C’est la barre minimale que s’était fixée l’ancien parti unique UGTA au début des négociations, il avait dit espérer une augmentation de 5000 dinars. Et c’est très loin des attentes des autres syndicats autonomes qui eux n’avaient même pas été invités à cette tripartite ! D’avance, ils avaient dénoncé un “semblant de dialogue social”, pas représentatif des revendications des travailleurs algériens, une figuration pour envoyer une certaine image vers l’étranger.

Autres travaux de la tripartite en Algérie :
La question de l’augmentation du salaire minimum en Algérie était l’un des points phares de cette réunion mais elle n’était pas la seule, il y avait aussi l’amélioration du climat des affaires. En préambule, le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait rappelé les mesures décidées lors de la précédente tripartite en mai dernier et dont certaines sont déjà entrées en application, comme le financement des importations, la modification des crédits d’investissement des PME ou le rééchelonnement des dettes bancaires des entreprises en difficultés. Ce à qui le président du Forum des chefs d’entreprises répond lui à contrario que toute une série de décisions prises depuis des années n’avait toujours pas été suivie des faits. il avait notamment accusé le gouvernement algérien d’avoir choisi le camp de certains lobbys de l’importation au détriment des industriels nationaux.
Reste maintenant à mesurer la manière dont les résultats de cette tripartite vont être perçus par l’opinion publique algérienne toujours très influencée par les révoltes dans le monde arabe, alors que cette nouvelle réunion tripartite est la 2e en six mois avait justement aussi but pour but de tenter de calmer les esprits.

30 septembre 2011

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